Cellou Dalein empêché d’entrer à Kankan : l’ANAD N’zérékoré qualifie l’acte d’anti-démocratique

Print Friendly, PDF & Email

La coordination régionale de l’Alliance Nationale pour l’Alternance Démocratique-ANAD de N’Zérékoré en réunion ce lundi 12 octobre 2020, a réagi aux comportements de certains jeunes du parti au pouvoir qui ont érigé des barricades à Tokounou à 120 Km de la commune urbaine de Kankan pour s’opposer à l’arrivée du candidat de l’UFDG dans la ville de Nabaya pour une campagne électorale. 

Les responsables de l’alliance nationale pour l’alternance démocratique de N’Zérékoré ont unanimement condamné cet acte qu’ils qualifient d’anti démocratique. Prenant la parole pour la circonstance, la vice-présidente de l’UFDG et marraine de la région forestière, a déploré ces incidents.

« Tous ceux qui ont suivi les médias, ont appris comment notre leader a été refoulé hier, parce qu’il ne devait pas rentrer à Kankan. Est-ce la démocratie ? Ils ont voulu même atteindre à sa personne, mais c’est à Dieu qu’appartient la vie. Il n’est pas parti pour faire la guerre. Il est parti pour la campagne, pourquoi l’en empêcher ? », s’est interrogée Marie Anne Fofana vice-présidente UFDG.

 

De son côté, le président du RPR a expliqué cette attitude des jeunes du RPG de Kankan par la peur de voir Cellou Dalein Diallo mobiliser dans cette ville considérée comme une chasse gardée du parti au pouvoir.

« Ils ont dit aux gens de barrer la route à notre champion par peur tout simplement. Ils savent que si Cellou rentrait à Kankan, il allait mobiliser du monde. C’est à cause de ça », précise-t-il.

Pour une élection sans violence, la vice-présidente des femmes de l’UFDG appelle les militants à la sérénité et la paix. 

« Nous, notre slogan, c’est unir pour servir et non pour tuer. Si, eux, ils veulent tuer, mais ce n’est pas cela la campagne. Où est la démocratie ? Nulle part aujourd’hui. Ça, nous le déplorons mais nous interpellons nos militants à rester calmes. Ils ont cassé des motos, maisons et magasins à Kankan. Ils ont frappé nos militants mais est ce qu’il faut répondre à tout ça ? Je dis non. Nous nous voulons l’union. Nous voulons une élection apaisée. Nous n’allons pas prêter le flanc pour qu’on dise que c’est l’UFDG qui a tout provoqué », a conclu la dame.

Amara Souza Soumaoro, correspondant à N’Zérékoré

 

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.