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Politique

Cellou Dalein motive la présence de l’opposition au dialogue : ‘’on ne parle pas là-bas de constitution’’

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Le chef de file de l’opposition guinéenne a apporté samedi, 7 décembre, une précision sur la participation de sa formation politique au nouveau dialogue ouvert sous les auspices de la Primature.

Cellou Dalein Diallo qui présidait le rassemblement hebdomadaire de ses militants a expliqué que l’union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a accepté de retourner à cette table de négociations, c’est parce que le sujet ne concerne que le processus de la finalisation des élections communales du 4 février 2018.

“Je sais que beaucoup s’interrogent pourquoi l’UFDG est à un dialogue du comité de suivi. Vous savez à l’UFDG, c’est la démocratie et la transparence. Beaucoup s’interrogent et ne comprennent pas parce que tous les dialogues auxquels on a participé n’ont pas donné des résultats parce que les résolutions et les décisions qui ont été prises n’ont pas été appliquées. Le combat qu’on a mené pour obtenir l’organisation des élections locales, pour obtenir que les chefs de quartiers ne soient pas nommés à la discrétion des autorités mais qu’on tienne compte de la sensibilité des habitants de chaque district et de chaque quartier, sensibilité exprimée lors des élections locales. Donc la présidence de la République a diffusé un communiqué pour demander la reprise dialogue pour définir le calendrier et les modalités d’installation des chefs de quartiers et de la mise en place des conseils régionaux, parce que normalement au terme de la loi sur les collectivités et du code électoral, les régions devraient être gérées par des conseils régionaux. Bien entendu on devrait le faire dès après les élections locales, ils n’ont pas voulu le faire, maintenant par l’intermédiaire des partenaires techniques et financiers et à travers ce communiqué, le gouvernement dit qu’on va mettre les chefs de quartier et les conseils régionaux, et a dit venez on va voir dans un autre cadre de dialogue, on va faire ce dialogue avec la participation des ambassadeurs de France, des Etats-Unis, de l’Union Européenne, des Nations-Unies et de la CEDEAO pour voir comment on va finaliser les élections locales. Donc nous avons dit il faut aller pour ne pas qu’ils disent demain c’est nous qui avons refusé d’installer les chefs de quartier. On ne sait pas s’ils sont de bonne foi mais lorsqu’il faut aller prendre le bénéfice d’un combat qu’on a mené durant des années, pour qu’on puisse désigner les chefs des quartiers et districts, nous avons dit nous allons répondre”, se justifie le président de l’UFDG, précisant que le débat sur la nouvelle constitution n’est pas à l’ordre du jour dans ce dialogue.

“Je vais vous rassurer d’une chose, on ne parle pas là-bas de constitution. La constitution, nous l’empêcherons dans la rue. Ce qui est inscrit au dialogue, c’est deux choses, c’est quand et comment on met en place les chefs de quartier conformément au code des collectivités et avec quel calendrier on installe les conseils régionaux conformément au code des collectivités. L’autre point à l’ordre du jour, c’est comment se préparent les élections législatives ? Jusqu’à maintenant, on vous dit qu’il faut qu’on continue de se recenser. Il n’y aura pas d’élection sans nous. Si les conditions de transparence ne sont pas réunies, il n’y aura pas d’élection. Si nous n’avons pas décidé de boycotter ou d’empêcher, nous allons essayer d’améliorer pour que tout le monde puisse se recenser, pour qu’on assainisse complètement le fichier conformément aux conclusions de la mission d’audit. Donc on est allés là-bas pour parler de ça, on ne parle pas de constitution, c’est seulement ces deux points qui sont inscrits à l’ordre du jour. On ne trahira jamais notre lutte, on sait à qui on à faire”, a-t-il ajouté.

Thierno Sadou Diallo 

+224 626 65 65 39

 

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