Centre africain de développement minier (CADM) : la Guinée va (enfin) abriter une institution de l’UA

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Après les barrages (Kaléta et Souapiti), c’est l’une des prouesses du système Alpha Condé. Depuis l’indépendance en 1958, le pays n’a jamais abrité un siège d’une institution sous-régionale ou régionale africaine. La Guinée pourrait accueillir très prochainement le centre africain de développement minier (CADM) de l’Union africaine (UA), deux ans après avoir été choisie.

Selon Africaintelligence, ‘’le 28 août, son ambassadeur en Ethiopie, où se trouve le siège de l’UA, a transmis au bureau du conseiller juridique de l’organisation panafricaine le projet d’accord de siège du CADM amendé par les autorités de Conakry. Le document devrait être signé prochainement par le ministre des affaires étrangères de Guinée, Mamadi Touré, et le président de la commission de l’UA qui sera bientôt reconduit à son poste Moussa Faki Mahamat’’.

« Le CADM a pour ambition de coordonner l’appui aux pays du continent en vue de mettre en œuvre la Vision minière africaine de l’UA. Cet ensemble de principes vise à horizon 2050 une exploitation “transparente, équitable et optimale” des ressources du sous-sol africain, ainsi qu’une harmonisation des réglementations étatiques », écrit le journal.

La Guinée pays minier par excellence a mis en avant ses potentialités minières (1er exportateur mondial de bauxite avec près de 2/3 des réserves mondiales, les milliards de tonnes de fer de Simandou, l’or de Siguiri, etc.) pour abriter ce prestigieux centre. Mais également l’image de son père fondateur Ahmed Sékou Touré, artisan de la création de l’OUA, devenue l’UA. Le dernier argument aurait beaucoup pesé dans la balance en faveur de la Guinée qui avait entre autres le Botswana et le Ghana en face.

Noumoukè S.

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