Chérif Abdallah sur les motifs de son blocage à Koundara : « on m’a dit que c’est nous qui finançons le FNDC »

Bloqué hier pendant de longues heures au poste de police de Sambaïlo, dans Koundara, le président du Groupe Organisé des Hommes d’affaires (GOHA) a finalement été autorisé de rallier Dakar, la capitale sénégalaise.

Joint ce mardi par notre rédaction, Chérif Abdallah a indiqué que son blocage à la frontière est lié à son soutien au front national pour la défense de la constitution (FNDC).
« On m’a bloqué, on m’a empêché de passer hier. Je suis arrivé à Sambaïlo, à 16 heures. Après la formalité au niveau de la police, ils ont vérifié, ils ont pris à peu près 30 minutes pour mon cas. Après, ils sont sortis avec mes documents, ils m’ont rendu mes documents, ils m’ont dit de continuer. J’ai continué et au niveau du 2ème barrage, là où il y a les douaniers, les gendarmes et les agents de lutte anti drogue. Là encore, j’ai fait la formalité et tout, je monte dans ma voiture pour bouger. Il y avait même tous les corps là, ils se sont mobilisés pour me saluer parce qu’ils me connaissent tous. Il y avait un enthousiasme là. Les policiers arrivent encore pour me dire de retourner au commissariat là où j’étais. On retourne là-bas et on me fait asseoir de 16 heures 30 à 19 heures 30 », a d’abord expliqué Chérif Abdallah avant de poursuivre : « Le responsable de là-bas m’appelle dans son bureau pour me dire qu’il y a une liste où mon nom figure. Il a sorti la liste, il m’a montré et j’ai vu le nom de Elhadj Ousmane Baldé [Sans loi], président de la coordination Haali poular. J’ai vu aussi le nom de Elhadj Cellou Dalein Diallo. Il [responsable de la police] m’a dit que c’est nous qui finançons le FNDC. Et c’est à cause de ça que nous ne devons pas sortir. Je lui ai répondu que ça, c’est un faux problème ».

Selon Chérif Abdallah, c’est aux environs de 21 heures 30 qu’il a été autorisé de rallié Dakar sur un ordre venu de Conakry.
« Nous sommes restés comme ça jusqu’à 20 heures 30. On m’a conduit au commissariat central de Koundara. Nous sommes restés là et le commissaire a commencé à posé des questions. Quelques temps après, le préfet est arrivé en jogging pour me demander de me libérer, qu’il a reçu l’ordre de Conakry, qu’il n’y a rien sur moi. De me libérer et de me laisser continuer (…). Il [préfet] m’a dit de passer la nuit là-bas, je l’ai dit de mettre la sécurité à ma disposition parce que je ne sent pas en sécurité là-bas. Il a mis des policiers à ma disposition, ils ont passé la nuit avec moi à l’hôtel de Sambaïlo. Ce matin, j’ai bougé, je suis dans le Sénégal. Là où nous parlons, je suis entrain de déjeuner à Manda Douanes. Je pars pour Dakar », a souligné Chérif Abdallah.

Le président du GOHA reconnait avoir participé aux manifestations autorisées du FNDC contre le 3ème mandat. Il admet que depuis le coup d’État du 05 septembre 2021, il continue ses affaires.
« Pour vous prouver que c’est des faux problèmes, Il y a longtemps, c’est les manifestations contre le 3ème mandat et toutes les manifestations autorisées, j’ai participé et j’ai prononcé des discours. Ça, tout le monde le sait. Mais depuis lors, je continue mes affaires », a-t-il reconnu.

Par ailleurs, Chérif Abdallah, le président du GOHA rappelle qu’il a été l’un des premiers à soutenir les militaires à leur arrivée au pouvoir.

Sadjo Bah

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