Chérif Bah et Cie libérés : “l’initiative est venue de moi… Que nul ne se tape la poitrine devant l’Etat” (Mamadou Sylla)

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Les réactions se multiplient après la mise en liberté conditionnelle de Ibrahima Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo, Abdoulaye Bah et Mamadou Cellou Baldé, après 8 mois de détention à la Maison centrale de Conakry.

Dans une interview accordée à Mediaguinee ce samedi, 17 Juillet à son domicile, à Dixinn Bora, le chef de file de l’opposition Elhadj Mamadou Sylla a déclaré que cet acte est une preuve d’humanisme du Président de la République.

« Je me réjouis très sincèrement car l’initiative est venue de moi et mes conseillers. Vous savez très bien que dès que j’ai pris service j’ai essayé de contacter les institutions républicaines qui sont dans le pays, je suis allé voir les partis politiques de l’opposition comme je suis aussi de l’opposition et je suis même allé voir le Président qui nous a reçu (…). Je remercie le Chef de l’État du fait que la demande que nous avons formulée au départ, il est en train d’y accéder petit à petit. Nous lui demandons de prendre courage pour essayer de voir les cas de ceux qui sont pas encore sortis » , a-t-il estimé.

Interrogé sur la question de savoir si ce geste peut être considéré comme un pas vers le dialogue dans le but de désamorcer la crise postelectorale, Mamadou Sylla pense qu’il ne faudrait pas trop s’avancer pour l’instant. Car pour lui l’heure est d’abord aux remerciements.

 « Étant un homme qui a beaucoup pitié, qui a une expérience en la matière, en tant que justifiable, ils ne sont pas jugés d’abord, je crois qu’il ne faut pas trop s’avancer, on leur a donné une liberté provisoire d’abord. C’est un geste humanitaire, ils ne sont pas jugés, donc ça veut dire qu’ils sont sous contrôle judiciaire, je suis passé par là. C’est pourquoi je dis que comme à l’heure là le Président est en bonne disposition pour essayer de gérer ça au fur et à mesure il ne faut pas aggraver le cas des gens là et ceux qui sont en prison. Alors quand quelqu’un fait du bien il faut dire merci d’abord, même s’il a fait un pas, pour qu’il puisse avoir le courage de sortir d’autres personnes. Même Dieu ne veut pas d’ingratitude, Il veut que quand Il fait du bien tu Le remercie c’est ce qu’Il demande », affirme-t-il.
Pour le président de l’UDG, ce geste du Président ne devrait pad être considéré comme une faiblesse.

« Donc moi je dis que tout le monde n’a qu’à se retenir d’abord au lieu de se taper la poitrine, dire c’est moi ou c’est à cause de moi on a sorti tel. C’est à cause de personne. Et tous ceux qui sont en train de dire ça personne n’est allé saluer ces hommes là en prison. Donc aujourd’hui s’ils veulent aggraver leur cas, ils n’ont qu’à continuer à dire que c’est grâce à eux ou bien parce qu’ils ont menacé d’aller en grève c’est à cause de ça. Le Président ou l’État n’a jamais peur. L’État parfois il lâche un peu prise mais faut pas qu’on dise qu’on fait peur à l’État, personne ne doit dire ça parce que l’État c’est nous tous. C’est nous tous qui avons donné le pouvoir à l’État à travers le Président », a déclaré le président du groupe parlementaire Alliance patriotique qui rajoute ne vouloir que la paix pour la Guinée.
Maciré Camara

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