Chicha : ‘’d’autres profitent pour mettre de la liqueur dedans et même de la drogue’’ (Boubacar Barry)

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Après le décret lu sur les ondes des médias d’État, interdisant l’importation, la distribution et la commercialisation de la Chicha, le ministre du Commerce, Boubacar Barry connu, sous le pseudonyme “Big-Up”, a accordé une interview à nos confrères de Djoma tv dans l’émission “On Refait le Monde”, hier jeudi 07 janvier, à l’effet d’expliquer les raisons de cette interdiction.

À l’entame, le ministre du commerce qui est co-signataire de cette interdiction a rappelé qu’avant cette décision, des enquêtes menées ont révélé que « dans toutes les communes de Conakry, il existe plus de 1017 coins de consommation de la Chicha, des coins clandestins. Nous avons tenté de mettre en place une certaine réglementation dans ce secteur depuis près de 6 mois. Certains acteurs ont accompagné, mais la grande majorité soit 80 à 90% n’ont pas voulu accompagner, parce que peut-être nous ne voulons pas déclarer leurs activités pour ne pas être assujettis à des payements de redevance ou des taxes. Donc c’est cette décision qui nous a amenés à prendre une décision radicale d’interdire afin de pouvoir assainir le secteur. »

A l’en croire, « il y a une série de réformes qui sont lancées au niveau du ministère du commerce particulièrement au niveau de l’Office National du Contrôle de Qualité, pour permette d’assainir le marché et de faire en sorte que nos concitoyens puissent accéder à des produits qui sont propres pour la consommation. »

Aujourd’hui dit-il, « la Chicha fait partie des produits qui sont vérifiés et analysés par nos laboratoires. Sur la base des échantillons que nous avons pu prélever avec nos inspecteurs anonymes qui vont dans certains lieux de consommation. Et on s’est rendu compte qu’au-delà des arômes qui sont mis dans ces produits, d’autres profitent pour mettre de la liqueur dedans et même de la drogue. Ça a pris de l’ampleur et c’est la couche juvénile, surtout les jeunes filles qui sont les plus touchées. C’est de la responsabilité de l’État de prendre des mesures idoines, pour arrêter cette situation extrêmement grave. »

Il faut rappeler que c’est la énième fois que la vente, la commercialisation et la consommation de la Chicha fait l’objet d’une interdiction en République de Guinée. La grosse question qui taraude les esprits aujourd’hui est de savoir : est-ce que cette mesure aura des effets sur le terrain en termes d’applicabilité.

Mamadou Yaya Barry

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