Cinéma burkinabè : Idrissa Ouédraogo est décédé !

Print Friendly, PDF & Email

Selon Burkina24, le cinéaste burkinabè Idrissa Ouédraogo est décédé ce 18 février des suites de maladie. L’Etalon d’Or de Yennenga 1991 a quitté le monde du cinéma et celui des hommes à l’âge de 64 ans.

As du cinéma, Idrissa Ouedraogo, né le 21 janvier 1954 à Banfora (Burkina Faso), est titulaire d’un Diplôme d’Études Générales à l’INAFEC (Institut Africain d’Études Cinématographiques de Ouagadougou). Il séjourne à Kiev en URSS pour des études de cinéma puis à l’Institut des Hautes Études Cinématographiques (IDHEC) à la Sorbonne, devenu la Fondation européenne des métiers de l’image et du son (FEMIS) de nos jours. Il est l’un des rares cinéastes africains à avoir travaillé à la Comédie française.

Idrissa Ouédraogo décoré par le président tunisien, en novembre 2016 au palais du Congrès de Tunis

Entré à la direction cinématographique comme fonctionnaire, il réalise plusieurs films éducatifs avant de tourner son premier court-métrage « Poko » qui remporte le grand Prix du FESPACO en 1981. Plusieurs documentaires suivent : « Les Ecuelles » (1983), « Les Funérailles du Larlé Naba » (1984), « Ouagadougou, Ouaga deux roues », (1985), « Issa le tisserand » (1985).

De nombreux longs métrages sont à son actif et avec lesquels il remporte des prix sur le plan national et à l’international.

Son premier long métrage, « Le Choix », est sorti en 1986. Suivent « Yaaba » (1988) qui remporte le prix de la Critique au Festival de Cannes en 1989 et un autre prix dans un festival au Japon,  « Tilaï » (1990), le grand prix du Jury au Festival de Cannes 1990 et « L’Etalon d’or de Yennenga » en 1991 au FESPACO, « Samba Traoré » (1992), « Tanit d’argent » aux Journées cinématographiques de Carthage en Tunisie en 1992 et « L’ours d’argent » à Berlin, « Le Cri du cœur » (1994), « Kini et Adams » (1997), «La Colère des dieux» (2003) et « Yam Daabo », en 1986.

Avec Burkina24

 

 

 

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.