Collectif des partis politiques (CPP) : blocage au démarrage, ça suffoque ! (édito Mognouma sur Djoma)

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La réunion ordinaire d’une frange importante de la classe politique guinéenne, ce jeudi 13 janvier, a  eu le mérite inattendu, de reléguer au second plan, la fameuse  déclaration  du CNRD, à propos des  sanctions de la CEDEAO prises contre le Mali.

A rappeler, si besoin en est toujours, que la junte au pouvoir en Guinée, sans ciller, s’est désolidarisée, à cet effet, de la résolution prise par la conférence des chefs d’Etat de la sous-région.

C’était à l’occasion d’une sortie spectaculaire empreinte d’émotion, jugée inopportune, s’inscrivant aussi, hélas, dans une dynamique diplomatique   erratique difficile à lire.  

Pendant que ce sujet continue encore de passionner les débats, les politiques s’invitent dans la tanière. Eux qui avaient juré devant l’Eternel de pouvoir s’entendre, pour ne pas compter pour la cinquième roue du carrosse d’une transition qui semble les ignorer, du moins pour le moment, se  sont offerts en spectacle.

C’était une scène loufoque, absolument ahurissante du fait qu’elle soit arrivée à la suite de divergences sur le choix du porte-parole du nouveau collectif en gestation. Ce scénario tant redouté, n’a pu être évité. Celui d’une désintégration  aussitôt qu’il sera question de partage. Ça suffoque au démarrage !

Et pourtant tout semblait aller pour le meilleur quand la classe politique donnait la fausse impression de parler désormais d’une même voix. 

Face à la curieuse obstination de l’ANAD qui a l’air  intransigeant sur le choix du président de l’UFDG pour assurer les fonctions de porte-parole du CPP, émerge chez les adversaires de cette alliance électorale, des soutiens affichés de  Dr Makalé Traoré pour le même poste, l’envie  de faire bande à part. 

Les positions semblent inconciliables à cause des guerres d’égos et d’intérêt entre les leaders qui se croient  tous potentiellement présidentiables.

En effet, le risque de voir cette union se morceler est trop grand. L’idylle n’aura alors duré que le temps de la contemplation, qui n’a malheureusement pas permis  de transcender les divergences et surmonter les défis de l’action en synergie.   

Et c’est tant mieux pour le CNRD, dont la période de grâce  vient d’être ainsi prorogée.

Mognouma

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