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Conakry accueille le Forum des Énergies Renouvelables en Afrique : le ministre Cheick Taliby plante le décor

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Ce lundi, 10 juin 2018 a eu lieu à Conakry la réunion ministérielle de l’Initiative des Énergies Renouvelables en Afrique (AREI), préparatoire du conseil d’administration ordinaire de Niamey (7/7/2019). Une initiative coordonnée par le président Alpha Condé, visant à électrifier toute l’Afrique à travers les énergies renouvelables.

Selon le ministre de l’Energie Cheikh Taliby Sylla, cette initiative est coordonnée par le président de la République compte tenu de son leadership dans l’électrification d’abord dans son pays et le leadership qu’il a eu à prendre au niveau de l’Afrique

« C’est en ce moment que ses pairs lui ont confié l’électrification de toute l’Afrique à travers les énergies renouvelables. On appelle énergies renouvelables, des énergies vertes non polluantes et moins chères qui peuvent avoir la possibilité d’accès facile aux populations ou à travers les lignes d’interconnexions, ou à travers les réseaux isolés qu’on peut mettre en place dans des zones les plus éloignées. Je veux parler des centrales solaires, je veux parler des kits solaires, je veux parler de l’éolienne, je veux parler aussi des barrages hydroélectriques, parce que comme vous le savez en Guinée avec la construction du barrage hydroélectrique de Kaléta, inauguré le 28 septembre 2015 par le président de la République et beaucoup d’autres chefs d’État qui étaient venus à cette occasion à Kaléta et la construction en cours du grand barrage guinéen qui s’appelle Souapiti. Il y a la marée motrice aussi, je ne vais pas m’amuser à vous envoyer dans tous ces détails-là, vous comprendrez que ce que je veux dire… Alors il faut retenir que l’énergie fossile est à la base des émissions de gaz à effet de serre « , dit-il.

Poursuivant, il ajoute que le manque de pluies est préjudiciable à la construction des barrages hydroélectriques à cause de l’assèchement des retenues d’eau

« En Guinée, vous savez qu’on a 1660 cours d’eau, c’est pourquoi on nous appelle le château d’eau de l’Afrique occidentale. Tous les grands fleuves prennent leurs sources dans notre pays, dans le massif du Foutah Djallon, en Haute Guinée et le grand fleuve qui prend sa source à partir du Konkouré et qui se décharge à Tanènè, le Konkouré qui n’est pas transfrontalier, mais si vous remarquez d’années en années, à cause de ce dérèglement climatique, nous sentons la saison sèche se prolonger dans le temps. Avant, on disait la saison pluvieuse six mois, la saison sèche aussi six mois. Aujourd’hui nous sommes au mois de juin, pour ceux qui se rappellent ou qui suivent un peu la pluviométrie, vous constatez que l’assèchement continue. Ce qui est préjudiciable aux activités dans la construction des barrages hydroélectriques où les retenues d’eau peuvent s’assécher parce que les apports pour ces retenues viennent effectivement des différentes rivières, des fleuves et tous ceux-là se retrouvent en affluents, en confluents, etc. pour former les grands fleuves que vous connaissez, le fleuve Gambie, le fleuve Sénégal et le fleuve Niger qui couvrent neuf États de l’Afrique occidentale. 

Donc, cette question donc de transit des énergies fossiles vers ces énergies renouvelables dont je viens de parler, devient aujourd’hui indispensable pour préserver notre climat, pour sauver notre environnement. Il y aura d’autres activités bien sûr que le gouvernement de la République va prendre les mois à venir, c’est la vulgarisation et l’utilisation du gaz butane pour atténuer ou mettre fin à la coupe abusive du bois de chauffe et du bois pour le charbon etc. ».

Ont pris part à cette réunion présidée par le ministre d’État et Directeur de Cabinet du chef d’État Ibrahima Kalil Kaba, les ministres de l’Energie de Guinée, d’Égypte, du Kenya, de la Namibie et du Tchad.

Maciré Camara

+224 628 112 098

 

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