Conakry : des chauffeurs accusent SOGUIBI de détournements et cadenassent les portes de la société

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Très tôt ce mardi 21 juin, plusieurs transporteurs de camions étaient réunis devant la société de transport SOGUIBI, située à Hamdallaye, en allant vers Taouyah. Ces chauffeurs accusent un certain Sieur Yaya, communément appelé Yaya Togolais d’avoir détourné de l’argent à plusieurs chauffeurs.
Très remontés, ces transporteurs ont cadenassé les portes du bureau de la société et ont empêché les autres employés à y accéder.
Selon Thierno Amadou Tidiane Baldé, transporteur, Yaya Togolais doit près de deux cents millions de francs guinéens (200.000.000fg) à des chauffeurs. Il souligne que c’est par lui qu’il serait passé pour rentrer en contact avec les transporteurs.

« La société de transport SOGUIBI à travers Yaya Togolais m’a appelé. il m’a dit qu’ils ont signé un contrat avec les chinois du port de Moribaya et qu’ils veulent des camions qu’ils vont faire travailler. Ils m’ont appelé, ils ont aussi appelé un ami du nom de Oury avec qui, je travaille. On a discuté, on est tombé d’accord sur quelque chose. On fait un premier travail et un deuxième. Le dernier travail, ils ont encore demandé des camions, je les ai fourni sept (07) camions pour Kissidougou. Les chauffeurs sont allés déposer leurs bagages qui ont fait plus d’un mois. Ils sont venus me demander les bons, je les ai remis les bons. Jusqu’à présent, ils n’ont pas accepter de payer l’argent. Nous somme là pour ça », a d’abord expliqué Thierno Amadou Tidiane Baldé.
Et d’ajouter : « Je ne peux pas dire que les bailleurs n’ont pas payé l’argent parce que je ne sais pas ce qui est entre eux. Hier, lorsqu’on était là devant son bureau, il a compris que nous sommes là. Un policier qui est vers Sonfonia nous a appelé pour nous dire que Yaya dit qu’il veut me voir là-bas, qu’il a porté plainte contre moi de partir là-bas. Nous, on s’est déplacé pour aller là-bas. On va, on discute avec le policier, on lui dit d’appeler Yaya. Il l’appelle et refuse de prendre son appel. On a dit au commissariat là-bas qu’on allait fermer son bureau. Donc, on a mis un cadenas ce matin. Maintenant, nous sommes là, à la rentrée de son bureau. On l’attend. Ce que moi, il me doit, c’est 66.500.000 Gnf, il doit à d’autres 24. 000 000 Gnf. Mon ami avec lequel je travaille, il lui doit 20.000.000 Gnf, il doit 45.000.000 à cinq (05) autres chauffeurs. c’est près de 200.000.000. Nous sommes tous là, on l’attend. S’il ne vient pas, on va encore saisir l’autorité. J’ai tout fait pour lui rencontrer, mais, il n’a pas accepté. Les chauffeurs ont appelé le syndicat qui est là. Parce qu’il n’a pas voulu me voir, moi qui suis l’intermédiaire, ils décident de fermer leur bureau. Leur secrétaire a fermé le bureau, mais nous aussi, on a mis notre cadenas. Quand on ferme tout de suite, ils vont nous appeler. C’est pour cela on a appelé les syndicats parce que nous aussi ce sont nos chefs ça », a-t-il ajouté.

Trouvé sur les lieux, Mamadou Diouldé Mombéya Diallo, chargé des conflits au bureau l’union national des transporteurs routiers de Guinée, dira à son tour que Yaya Togolais est un habitué des faits.


« Yaya dont on parle, c’est un habitué des faits. Moi-même, je l’ai convoqué de venir me rencontrer que j’ai reçu sa plainte, ça fait plus d’un mois. Qu’il doit 24 millions à un chauffeur. Je l’ai appelé, il n’a pas pris. Dès que je l’ai écrit de venir sinon il risque d’avoir des problèmes, Il m’a appelé, il m’a dit monsieur, je reconnais que je dois 24 millions à Yaya föföya, je vais donner 8 millions. Il m’a promis ça, il y a plus d’un mois maintenant mais il ne l’a pas fait. S’il y a des problèmes c’est moi qu’on appelle. Il fait beaucoup de détournements. Les chauffeurs ne peuvent pas continuer à travailler et lui, il prend l’argent et il se cache. Aujourd’hui, ceux-ci m’ont appelé de venir à son bureau. Et dès qu’il a appris qu’on est venu ici, il est passé par un policier qui nous a appelé pour nous dire que les regroupements sont interdits. Le policier a dit venez on va négocier.[…] », a-t-il indiqué.

Toutes nos tentatives pour joindre le sieur Yaya Togolais a fin d’avoir sa version des faits ont été vaines. Et au moment où nous quittions les lieux, des transporteurs étaient toujours devant son bureau qu’ils avaient même cadenassé.

Christine Finda kamano

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