Conakry : deux journalistes accusent les forces de l’ordre d’exactions et de vol

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Au petit matin du mercredi 18 décembre, aux environs de 4 heures, deux journalistes ont été victimes d’agression et de vol de la part des agents de sécurité postés au niveau du pont 8 Novembre de Conakry. Il s’agit de Mohamed Albé Bangoura du site Véracité Cachée et de Mamadou Saliou Bah de la radio Nostalgie qui revenaient d’une couverture médiatique de la foire.

Selon ces hommes de média, c’est lorsqu’ils rentraient à la maison que leur véhicule a été arraisonné puis ont été agressés.

« On rentrait à la maison, arrivés au niveau du pont on a trouvé le barrage. Des gens en uniforme sont sortis devant notre véhicule. Le temps pour mon ami de garer, les autres agents ont commencé à donner des coups à la voiture. Et donc mon confrère est sorti pour leur demander pourquoi ils tapaient la voiture puisqu’il essayait de garer, ils disent que c’est parce qu’il n’a pas vite garé. Mon ami a répondu que pourtant les autres passent ici et ils ne sont pas fouillés. Entretemps, ils ont voulu l’intimider afin de lui soutirer quelque chose. Mon ami s’est précipité pour nous présenter en leur disant que nous sommes journalistes et que nous revenons du boulot. On travaillait à la foire, il ne fallait pas le dire. Directement, ils ont dit qu’ils s’en foutaient et dans la discussion, ils se sont jetés sur lui. Alors moi j’ai dit mais vous attaquez à quelqu’un qui vient du boulot, il s’est présenté à vous, et moi aussi je me suis présenté. Ils ont dit qu’ils s’en foutaient et ils se sont jetés sur nous deux. On est partis vers leur chef pour lui faire comprendre que ce que ses hommes ont fait, que c’est pas normal qu’ils viennent de se jeter sur des journalistes, lui aussi a dit que ce n’est pas son problème »,  a dit le journaliste Mohamed Albé Bangoura.

Dans ces atermoiements, les journalistes ont aussi été victimes de vol. Pour Mohamed Albé Bangoura, c’est lorsqu’ils sont partis informer le chef des agents qu’un sac contenant d’objets et de l’argent ont disparu.

« Pendant qu’on parlait avec leur chef, il y a un d’entre eux qui est allé reprendre notre sac dans la voiture et il est parti avec. Il y avait l’ordinateur et une importante somme d’argent et d’objets appartenant à mon ami et à moi-même. Lorsque nous sommes remontés dans la voiture, nous avons constaté que le sac n’est pas là, on retourne pour leur en parler et ça a encore dégénéré. Donc pour ne pas qu’on nous fasse mal et vu qu’ils nous avaient roué assez de coups, on a décidé de rentrer parce qu’ils étaient non seulement plus nombreux que nous mais en plus ils étaient armés », narre ce journaliste lors d’un entretien avec notre rédaction.

Pour le moment, ces journalistes se réservent le droit de porter plainte et dénoncent un mauvais comportement des forces de l’ordre.

Maciré Camara

 

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