Conakry : les embouteillages, un véritable calvaire pour les automobilistes

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Le problème d’embouteillages à Conakry constitue un véritable calvaire pour les automobilistes guinéens. Pour ceux qui quittent Dubréka et Coyah pour rallier leurs services à Kaloum, il leur faut se réveiller entre 4 heures et 4 heures 30 pour y être avant 8 heures. Tous les jours, dès 7 heures du matin, on constate des embouteillages un peu partout dans la capitale guinéenne. Ce lundi 28 juin 2021, Mediaguinee, à travers l’un de ses reporters, a constaté des embouteillages au rond-point de la Transversale 7(T7) sur l’autoroute ‘’Le Prince’’ et à ‘’Entag’’ sur l’autoroute ‘’Fidel Castro’’, en passant par Sonfonia-Gare.

Rencontré au carrefour de la T7, aux environs de 7 heures, cette dame du nom de Pascaline Loua, dit se réveiller tous les jours à 5 heures du matin pour se préparer.

« Comme vous savez, le problème de taxi est très difficile à Conakry. Moi tous les jours, je me réveille à 5 heures du matin pour me laver, prier et préparer mes enfants pour l’école. Ensuite, je viens à la plaque vers 7 heures. Mais déjà à partir de 7 heures le problème de taxi se pose et quand tu gagnes aussi les embouteillages retardent », a-t-elle indiqué.

«Pour éviter les embouteillages, je suis obligée d’être à la plaque à 6 heures, mais il y a des jours où je retarde car je dois déposer mes enfants à l’école d’abord. Mais des fois, pour éviter de souffrir pour le problème de taxi, je suis obligée d’emprunter la moto jusqu’en ville car je travail dans un ministère et vous savez qu’on doit être au service avant 8 heures. Et ça me coûte jusqu’à 40.000 fg»,  a expliqué Mamadou Moussa Diallo.

A  Entag, les voitures qui roulaient sur une seule voie avançaient à pas de caméléon. Là-bas, même les piétons avaient du mal à circuler entre les voitures. Cela à cause des travaux d’aménagement de la route. Malgré ces longs embouteillages, les étalagistes, vendeurs et conducteurs de motos-taxis  sont parvenus à se tailler de la place, ce qui contribue aussi à faire asseoir les embouteillages. Sur place, quelques policiers étaient là pour essayer de rétablir la circulation. 

Dans l’embouteillage, un passager assis dans la voiture a eu le temps de nous expliquer leur calvaire sur la route avant d’arriver à son lieu de service. 

«C’est ce calvaire ici, depuis qu’ils ont commencé les travaux d’aménagement. Nous n’avons même pas à vous expliquer car vous pouvez le constater vous-même. Je sors chaque jour à 5h, 5h 20mn et le soir je rentre à 20h ,21h. Tout ça à cause des embouteillages. Le gros problème, c’est que nous n’avons pas assez de route et le peu de routes que nous avons, les chauffeurs les utilisent très mal. Vous pouvez voir 3 à 4 rangs. », a martelé Ibrahima Gadhirou Baldé.

Ce constat alarmant est presque le quotidien des Conakrykas .

Christine Finda Kamano

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