Conakry : l’inclusion et l’autonomisation des personnes handicapées au cœur d’une rencontre des experts de l’OCI

Print Friendly, PDF & Email

Un séminaire des experts sur l’inclusion et l’autonomisation des personnes handicapées dans les pays membres de l’organisation de la coopération islamique (OCI) a ouvert ses portes ce lundi 23 décembre, à Conakry. C’est le ministre de l’Economie et des Finances, Mamadi Camara qui a donné le coup d’envoi de cette rencontre internationale en présence de certains membres du gouvernement, de la directrice générale du département des affaires culturelles et sociales de l’OCI, Mme Mehla Ahmed Talbna et de l’ambassadeur de la Guinée en Arabie Saoudite.

Cette rencontre de haut niveau regroupe plusieurs pays membres de l’OCI dont Afghanistan, le Bénin, le Burkina Faso, le Comores, la Mauritanie, le Niger, le Palestine, le Sénégal, la Somalie, le Togo, le TCHAD, le Yemen et la Guinée.

Dans son allocution de circonstance, la ministre de l’Action Sociales, de la Promotion Féminine et de l’Enfance a, au nom de la Guinée remercié l’ensemble des participants, avant de préciser : « Le Séminaire qui nous réunit se fixe un triple objectif. D’abord, il s’agira pour les délégations étrangères de découvrir le programme guinéen sur le handicap. Ensuite, l’occasion sera mise à profit pour échanger les riches expériences fondées sur des réalités autant similaires que différentes. Enfin, dans la logique d’une intégration, les assises offriront l’occasion de valider le Plan d’Action du handicap dans l’espace l’OCI. Je suis heureuse d’affirmer que chez nous ici en Guinée, le handicap n’est plus uniquement l’affaire des personnes qui le portent. C’est une question qui interpelle les familles, les communautés et les gouvernants, les partenaires, les organisations de protection des Personnes handicapées qui, chacun de leur côté, a un rôle déterminant à jouer. Dans ce contexte, nous attendons des familles qu’elles valorisent les enfants handicapés par la déclaration de ceux-ci à l’état civil, leur éducation générale ou leur formation professionnelle. Les communautés, quant à elles, sont invitées à respecter la dignité humaine qui doit primer sur le handicap parce que consacrée non seulement par les traditions ancestrales mais aussi par les écritures saintes dont le Coran », dira-t-elle entre autres.

Poursuivant, elle a tenu à remercier des partenaires qui ne cessent de les accompagner dans l’atteinte des objectifs. « Toutefois, l’Etat, si puissant soit-il, ne peut faire face, à lui seul, à toutes les exigences. C’est pourquoi, l’appui des partenaires techniques et financiers se justifie. Je me réjouis de l’accompagnement dont nous bénéficions de la part des amis de la Guinée qui renforcent notre confiance. Je salue, particulièrement, les interventions remarquables du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) dans la mise en place du cadre programmatique du handicap. »

De son côté, Mme Mehla Ahmed Talbna de l’OCI a mentionné que cette rencontre a pour mission d’enrichir le projet de plan d’action pour les personnes handicapées, de présenter les efforts des institutions et organes de l’OCI dans les différents domaines et de discuter les documents qui seront présentés par les institutions concernées en Guinée à partir des stratégies et politiques développés dans ces domaines par le gouvernement guinéen en collaboration avec ses partenaires.

« Nous espérons à ce séminaire soit l’occasion d’échanger de meilleures expériences et de passer en revue les issus auxquels notre monde islamique est confronté dans les domaines sociaux, en particulier ceux liés aux personnes handicapées… »

Prenant la parole, le ministre Mamadi Camara a fait savoir que « les présentes assises feront date en ce sens que leur objectif principal est de trouver une réponse structurelle, programmatique et durable à une préoccupation qui passe souvent sous silence et qui, pourtant, plombe la valorisation des droits de nombreuses personnes. La Guinée est heureuse d’abriter à nouveau une rencontre de l’OCI. Nous le sommes d’autant plus que notre pays a cru en cette institution dès sa création. De la première République à nos jours, l’OCI a été fortement présente dans le paysage diplomatique et de coopération de la Guinée. Mieux, par le passé, notre pays a joué un rôle éminemment utile dans la résolution de conflit et l’instauration de la paix dans l’espace OCI.

Plus loin, il a tenu à préciser : « Je conclus mon propos en renouvelant mes remerciements chaleureux à l’endroit du Secrétariat Général de l’OCI pour le choix de la Guinée et pour l’appui financier. Ma reconnaissance aux institutions partenaires (SESRIC, IIFA, IPHRC) et à l’ensemble des Etats membres qui ont désigné des représentants pour échanger avec les experts guinéens sur cette thématique si importante. »

Youssouf Keita

+224 666 48 71 30

 

 

 

 

 

 

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.