‘’Conakry sera propre d’ici à dimanche’’, dit Canan Sahabaz de la société Albayrak

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Conakry est envahi par des tas d’ordures ces derniers temps. De Sonfonia en passant par la cité Enco5, jusqu’à l’autoroute, Matoto, Sangoyah jusqu’à Entag, les lieux visités par notre rédaction ce jeudi 24 décembre 2020 laissent à désirer. Un peu partout, sur les chaussés, en bordure de route, au niveau des marchés sont stockés des tas d’ordures. Cette situation déplait à la population riveraine qui cohabite avec ces ordures.

« Je suis assise dans des ordures, nous vivons avec. Pourtant on nous dit qu’il y a des sociétés qui sont censés assainir la ville. Vraiment nous n’en pouvons plus, moi, je n’ai pas le choix sinon je ne veux plus voir ces ordures dégoûtant sans parler de l’odeur qu’ils dégagent. Aidez-nous s’il vous plaît », s’est exprimée ainsi Djénaba Traoré vendeuse à Sonfonia marché.

La société Turque Albayrak chargée de balayer, ramasser et collecter les ordures afin de les acheminer vers les différentes déchetteries, a été interrogée sur la situation. Elle a tout simplement rejeté la responsabilité sur la société Puccini qui aurait fermé les lieux de décharge d’ordures.

« En fait comme la déchetterie était fermée nos camions sont restés arrêtés, remplis et donc comme on ne pouvait pas les vider, on ne pouvait pas ramasser, en plus la déchetterie n’est pas gérée par nous. Le Ministère de l’hydraulique a fait deux contrats et nous, nous gérons les grands axes, nous ramassons et nous envoyons à la déchetterie. Sinon nous avons plus de cinquante camions qui nous permettent de remplir notre part de contrat.

Mais la situation a été débloquée à partir de lundi soir et comme on peut maintenant aller à la décharge nous avons repris le travail. Nous vous promettons que Conakry sera propre d’ici dimanche », dit Canan Sahabaz, directrice de communication de la société Albayrak Guinée.

Pendant que la société promet de rendre la ville propre d’ici les jours à venir, quelques éboueurs munis de balais, de petites poubelles, accompagnés d’un camion de chargement, disent que cette reprise durerait seulement quelques jours s’ils ne sont pas payés, se sont confiés à nous dans la discrétion, quelques travailleurs frustrés.

Christine Finda Kamano (stagiaire)

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