Conflit autour d’une forêt à Linsan : le sous-préfet désapprouve l’acte des gardes forestiers et indexe le coupable

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La destruction d’une quinzaine de cases appartenant aux éleveurs dans le district de Tafory, dans la sous-préfecture de Linsan n’a pas été vue d’un bon œil par les autorités locales. C’est le cas du sous-préfet qui a qualifié la mission des gardes forestiers de “dérapage administratif”.

C’est suite donc à une mission préfectorale de la section des Eaux et Forêts que des dégâts importants dans le secteur de Tönètah ont été enregistrés. Une situation condamnée par le sous-préfet Lansana Bangoura.

« Une mission de la section Eaux et Forêts, mandaté par le chef section monsieur Seydouba Sylla est venue visiter les pépinières de la sous-préfecture de Souguéta et la police forestière. Les gardiens de la nature avaient pour mission d’aller dans la forêt communautaire de Tönètah. Après avoir visé leur ordre de mission à l’arrivée, je leur ai dit, attention c’est le terrain qui commande le soldat, ceux qui sont partis vous rencontrer à Kindia ne sont pas passés par nous. Donc, une fois sur le terrain, il faudra demander aux éleveurs pour avoir assez d’information parce que j’ai appris qu’ils ont été installés par les mêmes éléments qui sont partis vous rencontrer. Mais profitant pour installer d’autres à la place de ces premiers. Demander-leur qui vous a installés ? Ceux qui les ont installés, envoyez-les car ce sont des perturbateurs. Arrivés là-bas, ce n’est pas ce qu’ils ont maintenant matérialisé sur le terrain et le bilan est lourd: 15 cases brûlées et tous leurs contenus »n, déplore le sous-préfet.

Ces douze gardes forestiers, en complicité avec certains habitants de Tönètah et Khègnèndy n’ont pas brûlé toutes les cases à proximité de la forêt communautaire de Tönètah, ajoute le sous-préfet.

« Ce qui est sidérant dans cette opération, ils ont laissé trois cases pour dire que ces cases appartiennent à leurs beaux. C’est ce qui a mis en colère les autres éleveurs. Je t’ai obligé d’appeler les districts environnants parce que le matin, les gens avaient commencé á ériger des barrages. Comme à Sangaréah, ce sont les peulhs qui s’y trouvent, ils disent que ceux qui viendront de Tönètah et de Khègnèndy ne vont pas passer. Donc, il a fallu qu’on les sensibilise pour éviter un affrontement », informe-t-il.

Interrogé sur la démarche du chef section des Eaux et Forêts de Kindia, Lansana Bangoura parle d’un dérapage administratif et pointe du doigt un certain Karamoko Facinet comme étant le principal instigateur de ce conflit.

« Pour faire une activité administrative, il faut toujours se référer à la hiérarchie et ça n’a pas été le cas. La façon dont le chef section a dévié son directeur préfectoral, le préfet aussi est dévié et c’est la même chose qui s’est répercutée au niveau de la base. Ni le maire, ni le président de district de Tafory ni le sous-préfet, aucun n’a été saisi de cette affaire et celui qui est l’acteur principal de ce sinistre, c’est le nommé Karamoko Facinet. Je me demande il a quel règlement de compte sinon lui-même il est bouvier du côté de la sous-préfecture de Madina-Oula », souligne-t-il.

A rappeler que ce conflit entre agriculteurs et éleveurs de Linsan tourne autour d’une forêt communautaire qui, selon les habitants de Tönètah, est tous les jours ravagée par les bœufs de différents bouviers.

Aboubacar Dramé, de retour de Linsan (Linsan)

623 08 09 10.

 

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