Conflit domanial à Sonfonia : Me Gabriel Faya Kamano répond à Émile Savoeda…

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Rencontré ce lundi 18 janvier dernier à son cabinet d’instruction pour apporter un justificatif sur le conflit qui oppose l’Eglise et l’ancien responsable du Foyer de l’espérance (SOS de Sonfonia), Me Gabriel Faya Kamano, avocat, dément les propos tenus M. Émile Savoeda qui se dit propriétaire du lieu.

Selon l’avocat, qui avait tous les documents légaux en sa possession, le site appartient bel et bien à l’Eglise. Le foyer serait confié aux déguerpis par cardinal Robert Sarah, archevêque de Conakry à l’époque.

« Ce centre qui a été construit par des financements obtenus par l’Eglise catholique et sur d’autres fonds propres de l’Eglise catholique a été inauguré le 7 juin 2001 par le cardinal Robert Sarah, à l’époque archevêque de Conakry. Le cardinal Sarah a mis le centre sous l’autorité de l’OCPH qui s’occupe des œuvres sociales de l’Eglise catholique. Et l’OCPH ne pouvant pas  coordonner toutes les structures sociales, la gestion a été confiée à Émile Savoeda pour que l’OCPH continue à chercher des partenaires pour le financement et que Émile Savoeda gère et rende compte  régulièrement de ses activités à l’OCPH qui, à son tour, rend compte à l’Archevêque. Mais très tôt, nous avons compris que monsieur Savoeda était en train de travailler pour lui en pensant que l’Eglise n’avait aucun contrôle sur lui, que le centre était sa propriété. Il ne répondait plus aux réunions de l’OCPH  et les fonds que l’OCPH mettait à sa disposition par le biais des partenaires, il les gérait comme il entendait, de façon opaque. Il ne sait pas limiter à ça. Il a continué à réclamer la propriété des lieux sous prétexte que les lieux lui appartiennent. Or, il oublie que l’administration de l’Eglise est très organisée et que durant tout ce temps, les courriers qu’il a adressés à l’Archevêque de Conakry pour lui rendre compte de ses activités les premières années, ces courriers sont toujours gardés par l’Archevêché. Parmi ces courriers, je vais vous citer le discours qu’il a prononcé le jour de l’inauguration du lieu le samedi 7 juin 2001. Dans ce discours, il fait l’historique de l’acquisition du lieu et la création du centre d’hébergement et réinsertion. Et le 3 septembre 2013, il a adressé une lettre à monseigneur Vincent Koulibaly intitulée ‘’Lettre d’information’’ par laquelle il demande à l’Archevêque de mettre un montant à sa disposition pour régulariser les titres de propriété parce que les riverains sont en train d’empiéter sur le domaine de l’Eglise et que la Sonapi même est en train de le menacer pour retirer les lieux à l’Eglise. Il a demandé un montant de 12 millions dans cette lettre. Un montant qui a été mis à sa disposition par chèque. Nous en détenons les preuves. Après, on s’est rendu compte que le même montant lui avait été payé au temps  de monseigneur Robert Sarah. Nous avons compris que c’est de la pire malhonnêteté. Nous nous sommes abstenus de le poursuivre. Et dans cette même lettre, Mr Savoeda a oublié qu’il avait demandé à Monseigneur de laisser venir prier sur le site les Chrétiens catholiques. Ce qui lui a été accordé. Et quand sa folie le prenait, il laissait son chien contre le gens. Les fidèles chrétiens se sont plaints de son comportement. Nous avons tenté de rencontrer Savoeda pour lui faire entendre raison. Savoeda n’a pas voulu nous comprendre. Nous lui avons dit que c’est l’OCPH qui s’occupe désormais des œuvres sociales du lieu, il a dit non que  le site lui appartenait. Il oublie qu’il a adressé, lui-même, à la Sonapi, une lettre qui date du 21 novembre 2013, pour mettre le titre de propriété au nom de l’archevêché parce qu’il en est le propriétaire. Nous avons toutes ces lettres….

C’est par incapacité à fournir un titre foncier à l’archevêché que l’Eglise a confié le travail à une travailleuse du ministère de l’Habitat, Mme Claire Obtance Fofana qui a fini par obtenir le titre foncier. Depuis alors, Émile n’était plus content. Comme il était maintenant contre les gens qui venaient prier sur le site, Savoeda a profané les objets de l’Eglise. Nous avons vu que c’est de trop… Les lieux étaient pour accueillir les enfants mais il en a fait son domicile. Ce qui était anormal. A la demande de monsieur Vincent Koulibaly, j’ai essayé de lui faire entendre raison pour qu’un montant  soit mis à sa disposition pour qu’il trouve un autre lieu. Mais hélas, j’ai été surpris par l’accueil désagréable qu’il m’a réservé. Des injures, des menaces. Il nous même dit “allez là où vous voulez, je vous montrerai que la justice est corrompue. On fera tout ce qu’il faut pour que j’aie raison”. Je lui ai dit que Dieu est justice. », a expliqué Me Gabriel Faya Kamano. Toutes ces preuves ont suffi pour envoyer le problème à la justice. Par manque de preuves de la part de M. Émile Savoeda, la justice a fini par trancher en faveur de l’Eglise, qu’elle reconnaît comme étant propriétaire légal du Foyer de l’espérance de vie de Sonfonia, ajoute-t-il.

Christine Finda Kamano (stagiaire)

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