Contre un 3è mandat : la CGPI, membre du FNDC, appelle à ‘’une révolution’’

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Pour exprimer leur regard sur la situation sociopolitique du pays, et dénoncer le retard accusé pour la tenue du procès des massacres du 28 septembre, les membres de la Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale internationale (CGCPI) ont animé une conférence de presse ce jeudi 24 septembre à Conakry. Il était question également de réitérer leur position contre un troisième mandat du président Alpha Condé, et d’appeler à une adhésion massive à l’idée défendue par le Front National pour la défense de la Constitution (FNDC) pour le rétablissement de la constitution de 2010.

Dans son intervention, le président de la Coalition Guinéenne pour la Cour pénale internationale, Me Hamidou Barry a déroulé les moyens à leur disposition pour contraindre le président Alpha Condé à abandonner sa volonté de briguer un troisième mandat.  

« Les moyens, ce sont des moyens classiques. C’est d’abord les conférences de presse, ce sont les manifestations sur les voies publiques et les lieux publics. Et aussi, il y a ce qu’on appelle la révolution, elle n’est pas interdite. Le changement intervenu en 2007, c’est par une révolution que tous les Guinéens ont appréciée. Donc, quand vous parlez de moyens, ce ne sont pas des pierres, pas des bâtons, ni des fusils, et les manifestations sur les voies et surtout une révolution. Les dégâts, les tueries, les blessés qui ont été commis en 2007, c’est plus grave que l’affaire du 28 septembre. Les évènements de 2007, c’est dans tout le pays, sauf peut-être Dubréka. Lola, Kankan, Koubia, Lélouma, Labé, Conakry, on a détruit les édifices publics et privés, il y a eu des morts, le comble c’est le pont 8 novembre où des jeunes ont été massacrés… », a-t-il retracé.  

Prenant l’exemple sur le Mali, pays voisin de la Guinée, Me Hamidou Barry a soutenu que « les maliens ont pris leur destin en main, ils ont changé la situation pour le moment, donc rien n’exclut que l’histoire ne se répète ».

Plus loin, il soutient que « la Guinée se trouve dans une situation ni paix ni guerre. Donc, on n’est pas dans la paix. On ne peut pas construire la paix sans la justice, sans l’égalité entre les citoyens, on ne peut pas construire la paix dans des discours qui divisent. Abandonnez les problèmes ethniques, ne tombez pas dans ce piège », conseille cet activiste de défense des droits de l’homme.

 Pour conclure les interventions, La Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale a, à travers ses membres, appelé les citoyens à une forte mobilisation à partir du 29 septembre pour répondre à l’appel du FNDC.

Mohamed Cissé  

 

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