Côte d’Ivoire : à Duékoué, Gbagbo rend hommage aux victimes de la crise postélectorale

Former Ivorian President Laurent Gbagbo speaks after being acquitted by the International Criminal Court on charges of war crimes, at his party's headquarters in Abidjan, Ivory Coast June 17, 2021. REUTERS/Macline Hien
Print Friendly, PDF & Email

« Paix et réconciliation. » C’est le message de Laurent Gbagbo, qui termine une visite à Duékoué. La ville de Côte d’Ivoire a accueilli vendredi dans une liesse populaire l’ancien chef de l’État ivoirien, onze ans après les violences de la crise postélectorale de 2010-2011. À l’époque, les régions de l’Ouest ivoirien ont particulièrement été marquées par les tueries, avec au moins 1 000 morts selon les Nations unies, dont plus de 800 pour la seule ville de Duékoué.

Avec notre envoyé spécial à Duékoué, Sidy Yansané

« Je lance un message de paix et de réconciliation », a conclu Laurent Gbagbo, dans son discours aux populations de Duékoué quelques heures après s’être recueilli sur les fosses communes de la ville, notamment celle du quartier Carrefour, tristement célèbre pour les tueries de masse de 2011.

Des milliers de résidents, rejoints par des habitants venus des communes voisines, ont reçu celui qu’ils appellent encore « leur leader » dans une grande allégresse, au point de déborder le service d’ordre par moment. 

Une ambiance de fête, mais aussi beaucoup d’émotion, car étaient également présentes de nombreuses personnes ayant perdu des proches durant la crise postélectorale.

Accompagné de son épouse Nady Bamba et des figures de son nouveau parti PPA-CI, Laurent Gbagbo a déposé une gerbe de fleurs au pied d’une stèle commémorative. Un lieu qui ne doit rien au hasard : c’est sous cette stèle que se trouve l’une des plus importantes fosses communes de Duékoué. Les résidents du quartier l’ont beaucoup répété : la présence de l’ex-chef d’État les aide à panser leurs blessures. 

La ville de l’Ouest ivoirien est souvent qualifiée de « martyre », à cause des 817 personnes assassinées les 28 et 29 mars 2011, essentiellement issues de l’ethnie guéré, considérée favorable au camp Gbagbo. Des tueries causées suite à l’offensive des forces rebelles soutenant l’actuel chef de l’État Alassane Ouattara. 

RFI

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.