Cour d’appel de Conakry: la vidéo incriminée visionnée, Gnelloy reconnaît ses propos

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La vidéo incriminée qui oppose le jeune activiste des réseaux sociaux, Ousmane Gnelloy Diallo à Kadiatou Biro Diallo a été visionnée ce jeudi 21 octobre à la Cour d’appel de Conakry. Gnelloy, celui qui se fait appeler « ministre de la défense nationale du président Alpha Condé sur Facebook » a fait appel dans le but d’annuler le mandat d’arrêt qui a été décerné contre lui par le juge Charles Alphonse Wright. Mandat qui a conduit à son arrestation le 28 septembre dernier à l’aéroport international de Conakry-Gbessia alors qu’il quittait le pays.
Après diffusion de la vidéo incriminée devant public, le juge Mangadouba Sow a demandé au prévenu qui est  poursuivi  pour  « menaces de mort et injures publiques » à la requête de Kadiatou Biro Diallo si les propos tenus sont bel et bien de lui. Gnelloy a répondu par l’affirmatif. : « oui, ces propos sont de moi. Mais, je l’ai fait en réplique à sa sœur qui vit aux États-Unis ».
Le juge est encore revenu pour interroger le prévenu pour savoir si dans la vidéo de la soeur de Kadiatou Biro Diallo dont il fait allusion, cette dernière a-t-elle injurié les parents Gnelloy ? Gnelloy répond par la négation. 
Par ailleurs, le juge a rappelé au jeune Gnelloy qu’on ne répond pas à une injure par injure.
Pour la partie civile, représentée par Me Pépé Antoine Lamah, toutes les preuves démontrent que le jeune Gnelloy est coupable des faits. 
Ce que, soutient aussi le procureur qui a accusé le pool d’avocats du jeune activiste des réseaux sociaux de fermer les yeux sur les erreurs de leur client. 
Par conséquent, la défense représentée par Me Sandiba Kouyaté a mentionné que  nulle part dans la vidéo incriminée, Gnelloy n’a cité la plaignante. Precisant que c’est la soeur de Kadiatou Biro Diallo qui est citée. Tout en indiquant  qu’en aucun moment, son client a proféré des menaces de mort.
Mais, dit il, reconnaît l’infraction « d’injures publiques », pour lesquelles, il a demandé à son client de présenter des excuses. Ce qui fut rejeté rapidement par le juge. Qui a ordonné la phase des plaidoiries et réquisitions. 
Au moment où nous mettions cet article en ligne, la parole est à la défense  pour ses plaidoiries.

Elisa Camara 

+224654957322

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