Cours en ligne : ‘’nous avons préféré, au lieu de ne rien faire, tenter l’expérience’’ (Nénè Fatou Diallo, SG MENA)

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Comment sauver l’année scolaire et universitaire en cette période de pandémie de coronavirus (COVID-19) ? La question taraude, non seulement, les esprits des gouvernants mais aussi, ceux des partenaires du secteur éducatif, des élèves ainsi que leurs parents.

La Guinée, à l’image de beaucoup d’autres pays, mise sur les cours à distance dont le démarrage est annoncé par les autorités en charge de l’éducation, le lundi, 27 avril 2020 du moins au niveau de l’enseignement secondaire.

Pour traduire cette volonté des autorités du ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) en acte concret que, la Secrétaire générale dudit département, Néné Fatou Diallo a rencontré, le lundi 20 avril 2020 à Conakry, les partenaires de ce projet ainsi que les techniciens et les hommes de médias. Avec pour objectif, de leur expliquer « la stratégie de la continuité de l’apprentissage » en cette période pandémique où les écoles et établissements sont fermés, conformément à un récent décret du président de la république, le Pr Alpha Condé. Ce qui ne signifie nullement, précise Mme Diallo des « vacances accordées aux élèves et enseignants ».

Loin d’être un copier – coller, cette initiative, souligne la Secrétaire générale, répond à une exigence à l’endroit des responsables du système éducatif, de trouver des « stratégies pour assurer la continuité des offres de la formation et des apprentissages en substitution des cours dispensés en classes ». C’est aussi répondre aux recommandations, poursuit-elle, du Forum sur le système éducatif qui s’est tenu à Dakar (Sénégal) en 2000 avec la participation effective de la Guinée.

Ce Forum indique clairement que, «le droit des enfants à l’éducation même dans les situations d’urgence » doit être une priorité pour tous les Etats signataires, comme le nôtre. D’où la décision du MENA de « recourir à des cours à distance, assortis de devoirs, d’exercices et des possibilités pour les élèves d’interagir avec des commissions pédagogiques en place – depuis le 3 mars courant – à travers des canaux multiples de communication ». Notamment, les plateformes d’apprentissage en ligne, la radio, la télévision, les supports papiers, la bibliothèque en ligne, etc.

« Bien que notre système éducatif n’eût pas développé un environnement d’apprentissage virtuel, nous avons préféré, au lieu de ne rien faire, tenter l’expérience et apprendre à nous adapter à ce nouveau contexte », a soutenu Néné Fatou Diallo. Avant d’indiquer qu’à ce jour, la production des contenus d’enseignement/apprentissage pour chaque niveau d’enseignement est achevée.

Poursuivant, elle notera que « Ce contenu sera disponible dans une première phase pour nos élèves en classe d’examen. Il sera rendu sous forme d’émissions radiophoniques, télévisées et sur la plateforme d’apprentissage en ligne MBOREE ».

Dans la seconde phase, précise, Mme Diallo, comportera, outre des canaux existants, la version papier. Une version qui sera imprimée et distribuée à l’ensemble des élèves des zones non couvertes par le réseau internet.

Au regard des dispositifs mis en place et de la volonté des autorités du MENA, tout semble être prêt pour le démarrage effectif des cours en ligne le 27 avril, comme annoncé par le chef du département, le ministre Mory Sangaré.

Comme on peut s’en apercevoir, les autorités du MENA ont prévenu toute forme de discrimination en vue de favoriser l’égalité des chances dans l’enseignement. Ce, à travers des partenariats solides avec des firmes spécialisées en communication et des experts dans ce domaine.

La balle est donc dans le camp des parents d’élèves et partenaires sociaux afin qu’ils adhèrent à leur tour, à ce projet, en galvaniser les élèves à l’apprentissage des cours en ligne.

Par Séka Cissoko   

 

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