Couvre-feu et isolement de Conakry : les craintes de Bah Oury

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Dans le cadre de la lutte contre la pandémie du Coronavirus en Guinée, le président Alpha Condé a instauré lundi un couvre-feu de 21 heures à 5 heures du matin sur toute l’étendue du territoire national pour 14 jours.

Interrogé ce mardi, 31 mars sur cette décision présidentielle, Bah Oury, président de l’Union pour la Démocratie et le Développement (UDD) a salué la décision mais émis des craintes pour la survie des plus pauvres

« Tout ce qui doit être fait pour limiter la propagation du virus covid-19 est nécessaire. Maintenant, il faut que ces mesures puissent être faites avec une forte pédagogie pour que les populations comprennent le bien-fondé de la nécessité d’agir ainsi. Comme vous le savez, il y a beaucoup de mesures notamment, la limitation du nombre de personne dans les taxis surtout dans de vaste agglomération comme Conakry, ça pose des problèmes. Parce que ce n’est pas la mesure elle-même qui est condamnable. Ce sont les mesures d’accompagnement pour que cela puisse se faire sans affecter beaucoup plus lourdement les populations. Mais malheureusement, le pays n’est pas organisé pour pouvoir le faire avec efficacité. Toutefois, ce qu’il faut craindre et ce qu’il faut envisager dans les semaines à venir, il faudrait qu’une partie de la population, les plus sensibles qui sont les plus vulnérables doivent avoir besoin d’une aide alimentaire pour pouvoir résister aux mesures prises. Parce que la crainte que j’ai, c’est de voir dans les prochains jours les difficultés économiques telles que les gens se retrouvent dans un environnement de punérie alimentaire avec tout ce que cela peut occasionner comme difficulté et comme source d’inquiétude pour les populations. Il faudrait que celle-ci soit envisagée le plus rapidement possible avant qu’on ne soit médecin après la mort. »

Youssouf Keita

+224 666 48 71 30   

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