Covid-19 à Labé : le procureur du TPI rend visite aux prisonniers à la maison centrale

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Dans le cadre de la prévention du Coronavirus à la maison centrale de Labé d’importantes dispositions ont été prises par les autorités judiciaires en vue d’empêcher la propagation du virus de cette pandémie au sein de ce centre de détention.

Ces dispositions sont entre autres l’installation des kits de lavage des mains et des séances de sensibilisation à l’endroit  des gardes pénitentiaires et de l’ensemble de des détenus.

Ce vendredi, 10 avril, le procureur près le tribunal de première instance de Labé à la tête d’une forte délégation s’est rendu dans ce centre de détention pour des séances de  sensibilisation.

« Dans l’enceinte de ce centre de détention, telles que les consignes ont été données par le personnel médical, vous-même vous avez constaté qu’il y’a des kits sanitaires qui sont installés non seulement dans la cours, mais aussi à l’intérieur de la Maison Centrale pour mettre fin à ce fléau », a expliqué Falou Doumbouya.  

Avec une population carcérale de 232 prisonniers, le procureur près le tribunal de première instance de Labé soutient que pour qu’il y’ait  grâce présidentielle pour désengorger ces prisons pour la  lutte contre la propagation du COVID19, les autorités judiciaires ne peuvent faire que des propositions. Mais que la prise de la décision revient au Président de la République.

« Une fois que le décret est pris, tout le monde sera au courant. Ceux-là qui en ont bénéficié et ceux qui n’ont pas bénéficiés. Pour que quelqu’un puisse bénéficier d’une grâce, il y a des conditions qui sont énumérées par la loi, notamment, le code de procédure pénale. Ça, ça relève du pouvoir discrétionnaire du Chef de l’Etat qui a conformément aux dispositions prévues par la constitution guinéenne.  Accordé à un condamné une grâce relève du  pouvoir discrétionnaire du Président de la République. Un procureur de la république un procureur général et un ministre de la Justice ne peuvent faire que des propositions. Quitte au Président de la République d’accepter ces propositions ou de rejeter ces propositions. Il y a  deux types de détenus, les détenus et les détenus condamnés. Et Labé n’est pas une prison civile, mais une maison centrale. Ici, nous recevons les détenus de la préfecture et les autres cinq préfectures et même ceux de Pita qui sont là actuellement. Donc si vous me dites qu’il y a plus de 200 détenus, je vous dis que Labé est une Maison centrale », renchérie le Falou Doumbouya.  

 Dans la foulée, le porte-parole des détenus de la Maison central de Labé n’a pas manqué de lancer un appel aux autorités et aux bonnes volontés pour renforcer les dispositions sanitaires au sein de cette Maison carcérale pour épargner les prisonniers de cette maladie virale.

« Nous prions Dieu qu’il nous aide à aller au bout de cette maladie. Vous savez partout où il y a un groupe de personnes, forcement il y aura des difficultés. Ici, là où nous sommes, c’est un peu compliquer, mais par la grâce de Dieu, nous arrivons a gérer les choses. Chaque jour le régisseur fait le tour des cellules pour vérifier puisque vous le savez, si la maladie arrive jusqu’ici, ça ne sera pas bon. Nous demandons à toutes les bonnes volontés de nous venir en aide pour empêcher la propagation du virus. Ici il y a des organisations au niveau des cellules des prisonniers qui sont responsabilisés pour  qu’on puisse purger nos peines sans difficultés. Toutes les catégories de personne viennent ici. Donc s’il n y a pas d’organisation, c’est dangereux. Cest pourquoi on est organisé », affirme Mamadou Samba Bah.

A noter que le procureur était accompagné de l’ONG PRSF prisonnier sans frontière de Labé qui a d’ailleurs octroyé cinq (5) kits de lavage de main à la Maison centrale de Labé.

Tidiane Diallo, correspondant régional à Labé

+224 62044 25 83 

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