Covid-19 et saison des pluies : déjà, le Ministère de la Ville prend des dispositions 

Print Friendly, PDF & Email

Alors que tous les secteurs d’activité en Guinée sont affectés par la pandémie de Coronavirus, le ministère de la ville et de l’aménagement du territoire a rencontré ce mardi 2 juin 2020 à son département de Kaloum le gouverneur de la ville et les maires des cinq communes de Conakry. Il était question dans un tour de table de discuter de l’assainissement de la ville en prélude à la période d’hivernage propice à la prolifération de la maladie à Coronavirus encore appelée Covid-19.

C’est une action gouvernementale initiée par le chef de l’État et le gouvernement dont l’objectif est d’éradiquer avec l’appui des collectivités tous ces points noirs de la capitale afin de limiter les risques d’inondation et de propagation de la pandémie ainsi que des maladies hydriques.

De cette réunion, il ressort que dans toute la capitale, ce sont 155 points critiques qui ont été recensés comme sources d’inondations dans les cinq communes. Selon le ministre Ibrahima Kourouma, la situation de cette année s’avère extrêmement difficile compte tenu de la pandémie

« Je pense que cette année est une année beaucoup plus spéciale parce que si les grandes pluies d’habitude sont à la base des inondations, de certaines maladies comme la diarrhée, la dysenterie, le choléra et autres, cette année est critique parce que nous avons une pandémie. Nous sommes dans une situation extrêmement difficile avec le Covid-19 et si vous avez bien analysé la situation, la période en Europe où il y avait véritablement propagation de cette maladie c’était l’hiver. C’est à dire ces périodes sont des périodes avec des températures très basses, ce sont des périodes qui, naturellement sont à la base de la prolifération de la maladie. Contrairement à l’Europe où il y a l’été, maintenant nous sommes en période hivernale donc toutes les dispositions doivent être prises pour que tout ce qui pourrait créer des méthodes de situation pour favoriser cette maladie, nous devons travailler à ce que cela soit mis de côté. Je pense que la volonté du Président de la République aujourd’hui, c’est de faire en sorte que cette pandémie puisse s’arrêter. Nous devons nous, en tant que ministère de la ville et les responsables des communes, ensemble nous devons nous donner les mains pour que les populations soient dans des conditions qui ne permettent pas la propagation de la maladie », estime-t-il.

Déjà qu’à Conakry, les toutes premières pluies ont causé des dégâts, le gouverneur de la ville Mathurin Bangoura salue cette initiative

« Avec la première pluie, il y a eu assez de dégâts, donc c’est une initiative que nous avons saluée. Nous remercions monsieur le ministre. Je venais de le dire tout de suite, rien ne peut se faire à Conakry sans les collectivités parce que c’est pour les collectivités et nous allons faire en sorte que le travail soit fait. J’avoue que ça va être difficile que ce problème soit définitivement résolu parce que ça dépend du plan d’aménagement de la ville, la façon dont les constructions sont faites. Des 5 communes de la capitale, Kaloum est la commune la plus lotie mais malgré tout, parce que ces constructions datent d’après les indépendances, les aménagements qui ont été faits méritent d’être révisés. Il sera difficile de résoudre ce problème mais nous ferons de sorte que les curages continuent sur les points déjà comme les 155 points qui ont été recensés dans les différentes communes. Qu’on sache quels sont les points critiques et que nous prenions des dispositions avant les grandes pluies ; qu’on parte sur le terrain, là où les machines doivent intervenir que les machines interviennent en présence des collectivités, c’est à dire des chefs de quartier. Là où les machines ne peuvent pas intervenir, si c’est des caniveaux, on fait intervenir la jeunesse en donnant quelque chose », a-t-il laissé entendre.

En plus des problèmes d’aménagement, Aminata Touré, la maire de Kaloum le centre d’affaires, ajoute que sa commune a besoin d’un poumon écologique.

« La commune de Kaloum est surpeuplée, mais elle demeure quand même la commune phare parce que nous abritons toute l’administration en commençant par la présidence de la république, les ambassades, le port, la douane, les banques etc. Donc il faut aussi savoir que Kaloum reçoit des milliers de voitures toute la journée. C’est-à-dire que c’est une petite commune comme on le dit mais de 5 heures du matin à 20 heures nous recevons des milliers de véhicules parce que c’est le centre de l’administration et aussi des camions qui transportent. À cela s’ajoute le port, donc nous avons le dégagement du calcaire. Nous avons Tombo 1 et Tombo 2 qui dégagent aussi. Alors quand vous calculez tous ces dégagements en CO2 et en gaz carbonique c’est quand même énorme. Alors Kaloum a besoin d’avoir un poumon écologique et c’est pour cela que nous nous battons depuis, pour récupérer des espaces et pouvoir planter des arbres pour qu’au moins les Kaloumkas puissent le soir, venir marcher dans ces allées-là, dans ces parcs et pouvoir s’oxygéner un peu », estime-t-elle.

A noter que ce processus se définit en deux étapes que sont la rencontre avec les collectivités et la classification par priorité des points critiques en vue du bon déroulement des opérations.  

Maciré Camara 

 

 

 

 

 

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.