Covid-19. Fabrication du masque, nouveau gagne-pain des tailleurs. A la rencontre de Kalil Bah…

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Depuis l’annonce du Président Alpha Condé sur le port obligatoire du masque de protection contre le coronavirus, les machines à coudre s’accélèrent dans les ateliers de couture de Conakry pour la fabrication des masques locaux à vendre aux populations. C’est un nouveau gagne-pain des tailleurs.

Ce vendredi 17 avril, nous avons rencontré Mamadou Kalil Bah, tailleur de profession, au quartier Cité de l’air dans la commune de Matoto, assis derrière sa machine en train de coudre des masques.

Pour lui, cette annonce du chef de l’Etat est un ouf de soulagement. Car les clients ne cessent de se bousculer dans son atelier de couture pour les commandes.

« Nous sommes très contents du Président de la République d’avoir rendu obligatoire le port des masques. Par rapport au prix annoncé, nous n’allons pas augmenter. Nous préférons réduire que d’augmenter afin que tous les citoyens puissent s’en procurer. Nous aussi, nous gagnons un peu et ça va régler certaines dépenses », a-t-il dit.

Chaque jour Mamadou Kalil fabrique plus de 300 masques. Il indique que cela l’aide à payer certaines dépenses liées à son travail.

« Chaque jour, nous fabriquons 150 à 200 jusqu’à 300 masques. Et cela nous aide beaucoup. Il y a beaucoup de personnes qui viennent faire des commandes chez nous pour distribuer dans les familles et dans les marchés. Nous faisons aussi des cadeaux pour certaines personnes afin qu’elles se protègent pour éviter la propagation de cette maladie », précise-t-il.

Et pourtant, pour fabriquer ces masques, il faut juste un tissu et une ficelle en plastique. Notre interlocuteur est revenu sur les dépenses qu’il effectue pour fabriquer ces masques devenus obligatoires en Guinée.

« Nous achetons le tissu un mètre à 10 mille et ça peut produire jusqu’à 20 masques. La Petite corde-là était vendue en gros à 7 mille mais, ils ont augmenté à 10 mille. Donc même si nous ne gagnons pas beaucoup d’argent, nous arrivons quand même à régler certains problèmes » a-t-il dit les pieds sur les pédales.

Mamadou Kalil et ses apprenants reçoivent des clients durant toutes les minutes. Nous avons rencontré Amadou Djouma Sow, citoyen de Koloma dans la commune de Ratoma venu récupérer ses commandes de 400 masques qu’il distribuera dans son quartier. Il a dit les raisons de son engagement en ces termes « Vraiment c’est très bon pour nous les citoyens. Ce n’est pas parce que le Président a dit au peuple de mettre les masques, mais pour notre sécurité, nous devons mettre les masques. Je viens récupérer mes commandes pour distribuer dans mon quartier. »

Pour finir, Mamadou Kalil Bah et son client ont tous invité les citoyens à porter les masques de protection pour briser la chaîne de propagation de la pandémie de Coronavirus en Guinée.

Mohamed Cissé

 

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