Covid-19. Kindia : les opérateurs économiques subissent les effets pervers de la pandémie

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Depuis l’apparition du nouveau coronavirus en République de Guinée au mois de mars dernier, les commerçants de la ville de Kindia n’arrivent pas à exercer normalement leurs activités. Ils importent difficilement les nouveaux produits.  Une situation que déplorent plusieurs opérateurs économiques de la ville de Manga Kindi Camara.

Le respect strict de certaines mesures dans la lutte contre le Covid-19 constitue un sale temps aux opérateurs économiques de Kindia. Ils peinent à ravitailler la ville des agrumes en marchandises. Les nouveaux produits sont souvent bloqués dans la préfecture de Coyah. Pour le président de la chambre préfectorale de commerce, industrie et artisanat de Kindia, les marchandises pourrissent tous les jours sur la nationale Conakry – Kindia.  

« Le Coronavirus qui frappe la Guinée joue négativement sur le secteur informel. Si nous prenons nos produits ici pour la destination de la capitale, nos produits sont bloqués au niveau de Kouria et de Coyah. Les légumes tels que : la tomate, la patate, l’ananas, les feuilles. Un jour, deux jours, le cinquième jour ça trouvera que tout est pourri. Si on charge à Conakry pour envoyer à Kindia, toujours nos commerçants sont bloqués ; ça encore deux jours, trois jours ça trouve que tout ce qui est beurre, mayonnaise avec la chaleur, tout gâté. Actuellement nous avons de sérieux problèmes pour faire notre activité de façon normale », explique Ousmane Bodié Baldé

Dans les boutiques et magasins, les clients sont rares. Le Covid-19 a considérablement réduit la clientèle, fait savoir Alsény Sow, vendeur de jus au grand marché CFAO.

« Depuis que le Covid -19 a commencé, les choses sont devenues très difficiles. On ne revend plus comme il faut. Avant, quand tu envoies un conteneur, ça ne faisait pas une semaine mais depuis l’apparition de cette maladie, les clients ne viennent plus, quand tu envoies difficilement un conteneur, ça peut faire un mois de plus. La vérité, rien ne marche », dit-il

Assis devant son boutique de téléphones, Mamadou Bobo Barry déplore la situation actuelle. Il demande au gouvernement de remuer ciel et terre pour mettre fin à cette pandémie.

« Actuellement rien ne marche. Cette maladie impacte toutes les activités du marché, tous les secteurs sont touchés. Ce sont les marchés des collectivités qui viennent s’approvisionner mais si là-bas ça ne fonctionne pas, nous serons immédiatement touchés et c’est ça qui se passe. Nous sommes dans un moment très difficile pour nous vendeurs et même les clients. Ils préfèrent acheter quoi nourrir le ventre que de venir acheter nos téléphones. Donc l’État doit faire tout pour mettre un terme à cette maladie », souhaite-t-il

Aboubacar Dramé, correspondant régional à Kindia

+224 623 08 09 10

 

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