COVID-19 : Kourémalé, la frontière guinéo-malienne, l’autre passoire des étrangers

A sign is seen at the border with Guinea in Kouremale, October 2, 2014. REUTERS/Joe Penney
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En cette période critique de la pandémie du COVID-19 dans le monde, des mesures sanitaires ont été prises sur toute l’étendue du territoire national. Mais le cas spécial de la préfecture de Siguiri, reste un feu de paille en dépit des différentes sensibilisations menées par les autorités à tous les niveaux. C’est le cas de la frontière terrestre entre la Guinée et le Mali voisin.

Même si le Président de la République a décrété l’état d’urgence sanitaire avec des mesures annexes les interdits sont transgressés de ce côté : « Nous avons mis tout en place mais la situation n’est pas facile à gérer parce que nous avons un problème de moyen de déplacement. La frontière guinéo-malienne est une zone sensible » a dit le commissaire de police de Kourémalen dans la partie guinéenne, lieutenant-colonel Ibrahima Sory Touré.

D’après nos sources, cette frontière est aujourd’hui une passoire difficile à maîtriser chacun faisant ce qu’il veut : « Depuis que le Président a décrété ça, nous veillons à ça jusqu’à la dernière énergie, les pistes de Kourémalen sont énormes mais nous ferons notre mieux » a précisé notre interlocuteur.

Le Coronavirus étant un problème de tous, cela devrait pourtant interpeller les populations de cette préfecture qui attire les convoitises sous régionales en raison de sa richesse en or.

Moussa Koutoubou Condé, correspondant à Siguiri

+224622478601

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