Covid-19 : le FMI approuve un décaissement de 23,5 millions de dollars en faveur de la Guinée

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Le Fonds monétaire international (FMI) dans un communiqué -repris par Guineetime- a approuvé le décaissement de 23, 5 millions de dollars en faveur de la Guinée, pays touché par le Covid-19 avec 31 cas positifs, mercredi dont 1 guéri…

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« Bien que la performance dans le cadre du programme soutenu par le Fonds reste globalement satisfaisante, la Guinée fait face à d’importants risques de baisse liés à la pandémie de COVID-19.

Le Fonds restera étroitement engagé avec les autorités du pays guinéen à mesure que la situation évolue et que les autorités développent leurs réponses politiques et les besoins de financement évoluent.
L’accord de la FEC soutient le renforcement de la résilience de la Guinée, l’intensification des investissements favorisant la croissance et des filets de sécurité sociale et la promotion du développement du secteur privé.

Le 1er avril 2020, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé la quatrième revue des performances économiques de la Guinée dans le cadre du programme soutenu par une facilité de crédit élargie (FEC).

L’achèvement de cet examen permet le décaissement immédiat de l’équivalent de 17,213 millions de DTS (environ 23,5 millions de dollars EU), ce qui porte le total des décaissements au titre de l’accord à 86,062 millions de DTS (environ 117,6 millions de dollars EU).

Bien que la performance dans le cadre du programme soutenu par le Fonds reste globalement satisfaisante, la Guinée fait face à d’importants risques de baisse liés à la pandémie de COVID-19. Le Fonds restera étroitement engagé avec les autorités du pays guinéen à mesure que la situation évolue et que les autorités développent leurs réponses politiques et les besoins de financement évoluent.

L’accord FEC de trois ans de la Guinée a été approuvé par le Conseil d’administration du FMI le 11 décembre 2017 (voir le communiqué de presse n ° 17/484) pour l’équivalent de 120,488 millions de DTS (environ 170,1 millions de dollars au moment de l’approbation de l’accord, ou 56,25 pour cent des Quota de la Guinée).

L’accord FEC vise à renforcer la résilience, à accroître les investissements publics dans les infrastructures tout en préservant la stabilité, en renforçant les filets de sécurité sociale et en promouvant le développement du secteur privé.

À l’issue des débats du Conseil d’administration sur la Guinée, M. Mitsuhiro Furusawa, président par intérim et directeur général adjoint, a fait la déclaration suivante :

« Les performances de la Guinée dans le cadre du programme soutenu par la FEC par rapport aux objectifs de fin juin 2019 ont été satisfaisantes et les autorités ont mis en œuvre des mesures correctives pour atteindre les objectifs du programme de fin 2019. La Guinée fait face à d’importants risques de baisse liés à la pandémie de COVID-19. Le FMI restera étroitement engagé à mesure que la situation évolue, que les autorités développent leurs réponses politiques et que les besoins de financement évoluent. Les autorités ont finalisé un plan national de préparation et de réponse aux urgences en cas d’épidémie de COVID-19, avec le soutien technique de partenaires internationaux au développement. Les mesures clés se concentrent sur la prévention et l’atténuation d’une éventuelle épidémie. Le FMI soutient pleinement l’adoption et la mise en œuvre du plan d’urgence COVID-19 des autorités.

« Au-delà des besoins immédiats créés par la crise du COVID-19, la création d’un espace budgétaire pour les dépenses prioritaires sera essentielle pour favoriser une croissance généralisée dans les années à venir. La réalisation d’un excédent budgétaire de base en 2020 contribuera à contenir l’inflation et à préserver la viabilité de la dette. La mobilisation de recettes fiscales supplémentaires et la réduction des subventions à l’électricité non ciblées généreront des ressources pour accroître les investissements publics et renforcer les filets de sécurité sociale.

À cette fin, la mise en œuvre de mesures programmées des recettes fiscales, l’adoption d’un mécanisme d’ajustement automatique des prix du pétrole et la progression du tarif pluriannuel du tarif de l’électricité sont essentielles. Une stratégie d’emprunt extérieur prudente soutiendra l’intensification des investissements publics, notamment dans les infrastructures. Le renforcement de la gestion des investissements publics soutiendra la stratégie budgétaire et améliorera la gouvernance.

« Permettre une plus grande flexibilité du taux de change est important pour préserver les tampons contre les chocs externes. Il sera important de continuer à limiter les interventions des banques centrales sur le marché des changes. Les réformes visant à renforcer les forces du marché sur le marché des changes ont bien progressé. Aller de l’avant avec la mise en œuvre d’une stratégie d’intervention de la banque centrale fondée sur des règles réduira le pouvoir discrétionnaire.

« Il est nécessaire de continuer à limiter les prêts de la banque centrale au gouvernement conformément aux objectifs du programme pour réduire l’inflation. Une gestion plus active de la liquidité soutiendra également la réalisation des objectifs monétaires. Le renforcement de la surveillance et de la réglementation bancaires soutiendra la stabilité financière.

« Les autorités avancent des réformes structurelles soutenant la croissance. Le renforcement du cadre anti-corruption et du climat des affaires améliorera la gouvernance et soutiendra le développement du secteur privé. La mise en œuvre du nouveau régime de déclaration de patrimoine et le renforcement du régime de LBC / FT seront importants. »

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