Covid-19. Mali : la communauté guinéenne vit durement l’impact de la pandémie à Bamako

Print Friendly, PDF & Email

ACI2000, centre d’affaires situé dans un quartier en plein cœur de Bamako, c’est là que de nombreux Guinéens parmi tant d’autres nationalités se livrent à des activités commerciales telles que la vente de lits, canapés et autres meubles de maison. Mais ces dizaines de ressortissants guinéens souffrent de l’impact de la pandémie de Coronavirus avec à la clé l’arrêt des activités.

Laye Kaba vendeur, nous explique comment se passe leurs activités avant de déplorer l’absence de clients due à la pandémie.

« Nous étions de l’autre côté, mais l’autorité malienne nous a déguerpis là- bas pour construire l’hôtel Sheraton. Mais depuis que nous sommes venus par-là, les activités marchent petit à petit. Moi, je ne suis pas un menuisier, mais je vais chez les menuisiers pour acheter des lits et canapés en prix forfaitaire, je reviens les vendre ici. Tous ces lits et canapés que vous voyez appartiennent à des personnes ici. C’est ici que nous sommes, et nous passons toute la journée ici. »

Parlant du déroulement des affaires, monsieur Kaba dira : « Ici, si un client vient acheter un lit par exemple, c’est nous tous qui se mobilisent pour aider la personne pour le prix et l’aider ensuite à faire sortir le lit ou le canapé en mettant dans le taxi ou tricycle. Après la vente, le propriétaire est tenu obligé de nous donner une somme selon le volume du bénéfice qui varie entre mille franc CFA jusqu’à cinq mille franc CFA. Cette somme sera divisée entre nous tous qui ont participé à la conclusion du marché, c’est notre quotidien. C’est dans ça que nous faisons tout, les loyers, les dépenses, la famille en Guinée, nous gérons tous ces problèmes dans cette affaire. Mais très malheureusement, avec la venue du Covid-19, les marchés sont très lents, les gens ne viennent presque pas. On passe la journée voir même la semaine sans aucune vente. »

De son côté, Moussa Traoré explique : « Les lits, on peut aller acheter aux menuisiers à une somme de quatre-vingt mille, mais on peut les vendre à cent cinquante mille ou cent vingt-cinq mille franc CFA. Cela dépend des clients ou la chance. Imaginez, tu dis à un menuisier de te faire trois lits, mais il arrive dès fois où tu peux même faire des mois, ces lits-là ne sont achetés, et pourtant tu donnes la dépense chaque jour et si l’objet n’est pas acheté, que faire ? Mais aujourd’hui nous souffrons énormément de cette pandémie qui est venue à un mauvais moment. Bientôt le mois de carême, alors les familles nous attendent en Guinée. Tout ce que nous pouvons, c’est de regarder Dieu. »

Moussa Oulen Traoré, correspondant à Bamako (Mali)

+223 91895637

 

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

error: Le contenu est protégé !!