Coyah : les flancs de Kakoulima agressés, la forêt classée de Gbalan bradée, les auteurs pas inquiétés

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En 2017, des aménagistes alertaient l’opinion sur le grand bradage des forêts classées et autres flancs de montagne à Coyah, une préfecture proche de la capitale Conakry. Trois ans après, la destruction de la faune a explosé partout dans le pays. La Guinée, au nez et à barbe des autorités, est en passe de perdre ce qui faisait sa particularité. Aujourd’hui, la végétation luxuriante a laissé la place aux arbustes le long de la nationale Conakry-Kindia. La vente de SCACI, l’une des plus grandes plantations de manguiers de la Basse Côte dans Khalora est une illustration parfaite de l’agression du Guinéen sur la nature.
A date, aucune sanction exemplaire n’a été prise à l’encontre des auteurs de cette spoliation de patrimoine. Mediaguinee vous propose le texte de l’AGP…

Coyah : des aménagistes de l’Etat pour freiner l’accaparement des flancs du mont Kakoulima
Une équipe d’aménagistes est en mission de travail dans la préfecture de Coyah dans le but de protéger les forêts périurbaines subissant l’assaut des populations et mettre un terme à l’accaparement des flancs du Mont Kakoulima, rapporte le correspondant préfectoral de l’AGP dans la localité. A rappeler, que l’occupation anarchique des flancs du Kakoulima constitue un phénomène effrayant, illégal et dangereux, à cause des risques d’éboulements qui, dit-on, sont palpables dans la localité où la pluviométrie est élevée. Autres aspects sur les différents plans d’aménagement, les équipements collectifs mentionnés sur le terrain ont été bradés.
Il y a 3 ans environ, un ministre de l’Environnement a fait arrêter un bulldozer dans une zone de la forêt classée de Gbalan à Kouria. Lors de la pose de la première pierre pour le pont de Kaka, le président de la République, Pr Alpha Condé a haussé le ton contre la spoliation des zones de l’Etat. Les citoyennes sont possesseurs de titres fonciers dans ces zones industrielles réservées. Et pire, les flancs de montagnes dans les forêts classées de Kakoulima, de Gbalan.
Ces forêts de Kakoulima, classées le 02 mai 1944 couvraient cinq mille huit cent quarante hectares (5840ha) de superficies, et Gbalan le 02 juin 1942, deux mille hectares (2000ha). Bien malin aujourd’hui celui qui pourra déterminer la superficie de ces forêts, ainsi que celles de Salia classées le 1er juin 1942 avec quatre mille huit cent quarante hectares (4840ha). Ces forêts classées ont été déclassées, loties au mépris de toutes les mesures du gouvernement. Pour mémoire, les premiers lotissements effectués par la préfecture de Coyah ont vu le jour en 1990 à Bèntourayah dans l’actuelle Commune Rurale (CR) de Manéah. Ensuite, viendront Gombonya-Nord et Sud, Kountia, le district Construction Béton Armé (CBA) et une ancienne plantation, SCACI, dans la même CR et dans celles de Kouria, Nissidara, Kolmèsili et Bôkhitagui.
C’est pourquoi, en 2016 l’Etat a aménagé à Bangouya, le site du parc d’automobile. Les autorités administrative et politique de cette préfecture se sont inscrites dans cette activité mobilisatrice à la faveur des coutumiers propriétaires terriens, citoyens de toutes catégories sociales par la grâce de la politique foncière du gouvernement de la deuxième République. Les domaines agricoles, les domaines réservés de l’Etat et ceux du contentieux franco-guinéen n’ont pas été épargnés par les bradeurs.

AGP

 

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