Crime passionnel à Dalaba : par jalousie, il tue sa petite amie, avant de tenter de se suicider

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Dans la nuit du vendredi 7 au samedi 8 juillet 2017, un crime passionnel a été commis dans la commune urbaine de Dalaba. Selon nos informations, c’est un jeune, du nom de Boubacar Bah et communément appelé ‘’ Layly ‘’ qui, cette nuit-là, a donné  des coups de couteau mortels à sa petite amie, Yayé Bobo, âgée de 24 ans. La pauvre a succombé à ses blessures entre Mamou-Kindia. Le lendemain, le présumé meurtrier aurait ensuite tenté de se donner la mort à l’aide d’un couteau. Au téléphone de Mediaguinee, le président de la Délégation spéciale laisse entendre que c’est une histoire de jalousie qui a mal tourné. Layly soupçonnait sa petite amie de sortir avec un gendarme. C’est à cause de ça qu’il a commis l’irréparable.

« Dans la matinée du vendredi 7 juillet, j’étais avec une forte délégation au collège du centre pour lancer officiellement les épreuves du baccalauréat. C’est au moment où les surveillants étaient en train de distribuer les fiches d’Anglais, que nous avons entendu les cris d’une femme. Des cris provenant du côté Est du collège. Immédiatement, j’ai demandé au commandant de la gendarmerie d’aller constater ce qui s’y passe. Dès son arrivée, il a trouvé une femme qui gisait dans une mare de sang. Il est venu m’informer après. Nous avons pris le pick-up du DPE pour la conduire à l’hôpital. Selon les témoins, c’est un jeune, du nom de Boubacar Bah , alias ‘’ Layly’’, fils de Sewaya Bah et de Mariama Barry, qui a attaqué et  poignardé la fille avant de prendre la poudre d’escampette. Transportée d’urgence à  l’hôpital de Dalaba, les médecins nous ont informés qu’ils ne sont pas bien équipés pour s’occuper de ces cas pareils. Que de la transporter à Mamou. Layly a appelé la femme qui accompagnait la victime pour l’informer qu’il ne sortira pas de Dalaba sans avoir tué le gendarme qui fait la cour à sa bien-aimée. C’est pourquoi nous nous sommes dit que Layly a agi par jalousie. La fille est finalement décédée », témoigne El hadj Thierno Habib Barry.

Et d’ajouter : « C’est après une véritable chasse à l’homme que Layly a été retrouvé. Mais, ne voulant pas être arrêté, il s’est donné un coup de poignard pour mettre fin à ses jours. Heureusement, jusqu’au dimanche 9 juillet, il n’était pas mort. Notre préfet était à Mamou, je l’ai informé. J’ai appelé également  le gouverneur pour lui demander un appui, puisque Dalaba n’a pas de forces de sécurité. Il a, sur le champ, déployé une équipe  de CMIS pour  nous aider à traquer le mis en cause dans cette affaire. Dès leur arrivée, nous avons tenu une réunion d’urgence avec le comité de suivi. Et tout le monde s’est déployé pour rechercher Layly. Mais en vain. Jusqu’à 4 heures du matin, personne n’a vu trace de Layly. Le lendemain (samedi 8 juillet, ndlr), j’étais chez moi, on m’à informé que le jeune a été aperçu vers le barrage d’adduction d’eau à Kampily. Les jeunes et les syndicats se sont lancés à ses trousses.  Il est entré dans la brousse pour prendre la direction de Sorya, relevant de la commune rurale de Bouliwel, dans Mamou. Dès qu’il a su qu’il ne peut plus échapper à ses poursuivants, le présumé meurtrier  s’est poignardé. C’est le commissaire adjoint qui a pris ses intestins, qui étaient dehors, pour les remettre dans son ventre. Blessé, le fugitif sera transporté à l’hôpital de Mamou, échappant ainsi aux jeunes en colère, qui voulaient le brûlé vif  »

Aux dernières nouvelles, Boubacar Bah est hospitalisé à l’hôpital régional de Mamou. Le dimanche matin, il devrait recevoir une intervention chirurgicale. A en croire le maire, ‘’ Layly’’ n’est pas à son premier acte criminel. « Layly n’est pas à son premier acte criminel. Il y a quelques années, il avait ouvert le feu sur un boucher à la gare routière de Dalaba. Arrêté et incarcéré, c’est à la surprise de tous qu’il est revenu dans la cité. C’est après ça qu’il a assassiné Yayé Bobo, 24, commerçante de son état, malgré qu’ils aient eu un enfant ensemble. A rappeler que la grande sœur de la victime a été elle aussi retrouvée morte il y a quelques années sur le chemin communément appelé ‘’Route du Lycée’’ mais son assassin  n’est toujours pas connu », conclut El hadj Thierno Habib Barry. Nous y reviendrons. 

Par Amadou Tidiane Diallo, correspondant régional à Labé

 

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