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Politique

Crise dans le secteur éducatif : le Bloc Libéral de Faya menace d’entamer une grève de la faim

Le leader du Bloc Libéral (BL), Dr Faya Millimouno entouré par ses proches collaborateurs a animé ce lundi 26 novembre 2018, une conférence de presse pour s’exprimer sur « la situation sociopolitique du pays ».

Au cours de cet échange avec la presse nationale, il s’est prononcé sur l’ensemble des crises qui minent actuellement le pays dont celle relative à la grève générale illimitée déclenchée depuis le 2 octobre dernier par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG).

Selon lui, les crises sont devenues nombreuses et variées en Guinée. « La crise, elle est économique, elle est sociale, nos enfants ne vont pas à l’école depuis deux mois. Elle est politique parce que vous voyez comment on est en train d’installer dans l’illégalité, dans la corruption, dans la manipulation et dans la violence des exécutifs des conseils communaux. La crise, elle est aussi politique parce que très bientôt nous n’aurons plus d’assemblée nationale légitime dans notre pays », dira-t-il entre autres.

S’exprimant sur la crise qui secoue actuellement le secteur éducatif guinéen, Dr Faya Millimouno annonce qu’une grève de la faim sera très bientôt déclenchée par des responsables de sa formation politique pour exiger du gouvernement de trouver une issue favorable afin que les élèves puissent reprendre les cours.

« Nous au Bloc Libéral, nous invitons le gouvernement à faire un examen de conscience parce que c’est l’avenir de la Guinée qui est en jeu. Il faut que le gouvernement se mette autour de la table avec le syndicat pour que nos enfants reprennent le chemin de l’école. Si cela ne se fait pas, le Bloc Libéral a, dans les jours qui vont suivre une action à poser. Une action à poser parce que les enfants doivent être en classe et puisque les enfants doivent être en classe et nous avons un gouvernement qui fait la sourde oreille, ces Messieurs et Mesdames autour de moi ont décidé d’entamer une grève de la faim pour obliger le gouvernement à s’engager dans une négociation de toute bonne foi pour permettre à l’école guinéenne de rouvrir », a-t-il précisé.

Poursuivant, il dira qu’ils entendent faire la même chose pour une autre crise qu’est selon lui, la militarisation. « Nous le disons haut et fort, la militarisation de nos quartiers est contraire à notre constitution et contraire à nos lois. Dans notre constitution, deux articles prévoient les situations dans lesquelles l’armée peut intervenir, l’armée peut avoir un pouvoir sur les civils. C’est lorsque nous sommes en situation d’état d’urgence, état de siège, lorsqu’il y a une déclaration de guerre. Aujourd’hui, aucune de ces situations n’est en place mais nous avons des militaires dans nos quartiers obligeant les citoyens à aller au lit à 20 heures. C’est une autre dérive contre laquelle nous ferons cette grève de la faim. Non seulement pour le retour de nos enfants à l’école mais également pour la démilitarisation de nos quartiers… »

Youssouf Keita

+224 666 48 71 48

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1 Comment

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  1. dembaya bayano

    26 novembre 2018 at 15 h 32 min

    Ha faya la toilette aussi va se reposer.

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