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Damaro Camara à l’opposition républicaine : ‘’s’ils sont les représentants des bandits, ils n’ont qu’à porter plainte’’

Depuis sa sortie dans l’émission  »Droit dans les Yeux » de Espace Tv sur la dégradation de la sécurité sur la route Le Prince, le chef de file de la mouvance présidentielle, Amadou Damaro Camara ne cesse d’essuyer des critiques de la part des opposants qui le qualifie de ‘’danger pour l’équilibre de la nation’’.  Et mardi, l’opposition républicaine conduite par Cellou Dalein Diallo dit se réserver le droit d’engager des poursuites judiciaires contre l’honorable Damaro et autres.

Joint mardi par Mediaguinee, le patron de la majorité présidentielle n’est pas passé par mille chemins pour répondre à ses détracteurs. Il a encouragé l’opposition républicaine à passer rapidement à l’acte. Mais, ajoute-t-il, que ceux-ci [les opposants] lui disent à quel titre, ils veulent porter plainte contre sa personne. Car, selon lui, l’interview qui l’incrimine, il a fait allusion aux bandits non pas à l’opposition.

 » Ils n’ont qu’à aller rapidement même. (…). Ils n’ont qu’à écouter toute l’interview, si j’ai dit contre l’opposition ou si j’ai dit contre les bandits. S’ils sont les représentants des bandits, ils n’ont qu’à porter plainte. Celui qui se sent morveux, il n’a qu’à porter plainte », réagit-il.

Balayant les stéréotypes de l’opposition, il a reconnu être effectivement un danger pour l’opposition mais pas pour son pays.

« Je serai très heureux qu’ils portent plainte mais qu’ils disent d’abord qui ils sont ?’’, lâche-t-il. Et d’enfoncer le clou : ‘’c’est un individu qui peut porter plainte, l’axe ne peut pas porter plainte. Je dis et je répète en dehors des manifestations, tous ceux qui spolient les populations de leurs biens, qui les attaquent, qui caillassent des véhicules sont des grands bandits. On ne peut pas aller avec les bâtons contre les bandits, on ne peut aller qu’avec les armes contre les bandits. Et j’assume, ce que je dis ».


Elisa Camara

+224 654 95 73 22

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3 Commentaires

3 Comments

  1. Sylla

    20 novembre 2018 at 19 h 02 min

    Damaro lit dans ma pensee’ quelques fois.
    C’est clair et net.

  2. CONDÉ ABOU

    21 novembre 2018 at 5 h 44 min

    Bonjour Monsieur le Député Amadou Damaro Camara, Chef de la Majorité présidentielle. Je viens de suivre votre débat avec la Presse.

    Je me permets de vous interpeller sur le même sujet et par rapport à votre lecture de la crise politique actuelle que je viens de parcourir.

    Je comprends parfaitement votre souci pour stopper la grave crise politique et sociale dans les quartiers difficiles de Bambeto, Coza, Wanidara, etc…et qui menace aujourd’hui la stabilité politique de la Nation. Dieu merci, jusqu’à présent, je trouve qu’il est encore possible d’enrayer le danger, sous certaines conditions:

    (1)Le recours à l’Armée est un couteau à double tranchant, potentiellement dangereux. Si tout va bien tant mieux. Mais les moindres dérapages dans ces quartiers difficiles, mal structurés et où l’Etat est quasiment absent, pourraient avoir des conséquences politiques et sociales lourdes, et qui risquent de reproduire le même scénario que celui qui s’est passé le 28 Septembre 2009 au Stade du même nom.

    Le mandat de l’Armée devrait être officiellement décliné non pas en termes de Communiqué de réquisition des militaires, mais en termes de règles d’engagement claires et précises.

    Ces règles devront être expressément suivies par les militaires entrant dans cette opération de soutien à la Force Publique (Police et Gendarmerie), tout en demandant l’accord express de l’Assemblée Nationale. Pourquoi ?

    Parce que même dans le cadre des Nations Unies, quand on fait recours à la Force publique dans les opérations de maintien d’ordre, il y a des règles d’engagement claires et nettes qui sont toujours déclinées au prime abord par le Conseil de Sécurité avec obligation pour les Officiers et soldats de s’y conformer de la façon la plus rigoureuse, sous peine de sanctions pénales et disciplinaires très fortes.

    (2)N’acceptez pas que des promoteurs de projets politiques funestes arrivent à rompre définitivement les ponts entre le régime et les populations des quartiers difficiles dans les banlieues.

    Les populations de ces quartiers sont des victimes et il serait souhaitable de ne pas en rajouter à leurs souffrances, en choisissant l’intervention de l’Armée pour une opération de maintien d’ordre dont personne ne connait la durée exacte. Vous risquez d’être pris au piège politique de vos adversaires qui sont actuellement sur un régistre extrèmement dangereux.

    (3)Le Gouvernement gère très mal la crise actuelle. Il n’a pas du tout l’initiative sur le terrain politique depuis le 4 Fevrier 2018. Que doit-on reprocher au Gouvernement dans la crise actuelle et qui a des relents identitaires dangereux et explosifs pour la Nation ?
    Qui est l’interlocuteur de l’Etat dans tous ces quartiers difficiles de la haute banlieue de Conakry ? Il n’y a en a pas ou presque, et c’est une situation qui est là depuis plus de 10 ans !

    (4)Ceux qui ont initié les manifestations de rue dans le chaos au motif que la Constitution leur donne l’autorisation de les organiser, devront répondre devant la Justice d’abord et avant quoi que ce soit, au lieu de créer chez les populations de Bambéto, Hamdallaye, et autres, le sentiment d’une punition collective, et sélective.

    Cela est injuste, impopulaire et juridiquement indéfendable, les populations ne vous comprendront pas, Monsieur le Député Amadou Damaro Camara.

    La responsabilité des organisateurs des manifestations non autorisées par le Ministère de l’Administration du Territoire, est en première ligne et je ne comprends pour quelle raison le Gouvernement ne commence par situer les responsabilités génératrices des crimes qui ont été commis ?

    Des manifestations de rue qui conduisent au chaos et au déchirement du tissu social n’ont plus rien à voir avec une question d’élections Communales, sauf à vouloir installer le pays dans l’amalgame politique, en fuyant devant les vrais coupables du chaos. Et il faut le dire au Gouvernement.

    Il faut que la Loi s’applique aux responsables des manifestations de rue qui ont conduit au chaos au lieu de punir les populations des quartiers qui sont victimes des mêmes politiciens dangereux et qui sont en train de faire tomber à tout prix, le pays dans le scénario du 28 Septembre 2009.

    Pourquoi le Gouvernement a-t-il peur d’appliquer la Loi à tous ceux qui sont les commanditaires et planificateurs des manifestation non autorisées ? Cette position du Gouvernement est inacceptable. Cela ne se passerait dans aucun pays de la sous région.

    (5) Pour quelle raison, le Gouvernement accorde-t-il le financement de 5 milliards GNF à un Parti politique, tout en excluant tous les autres Partis politiques ?

    Il y a un grave problème créé par le Gouvernement sur ce chapitre. Ou bien, vous donnez la même somme à chacun des Partis politiques, ou bien, vous les supprimer définitivement, parce que l’on comprend aujourd’hui que ce financement de 5 milliards GNF fait partie intégrante des problèmes actuels de la Nation.

    Je dis bien il faudrait immédiatement supprimer la subvention de 5 milliards GNF qui ne se justifie plus. Elle ne sert qu’à financer le chaos actuel, avec l’argent du contribuable.

    (6)Une restructuration complète des Mairies de Matoto, et de Ratoma est indispensable compte tenu de leur densité et de l’anarchie des lotissements de terrain dans ces 2 Mairies de l’agglomération de Conakry, sans voiries, ni plan viable, ni aucun système d’équipement collectif ou d’assainissement quelconque.

    Il me semble plus efficace de faire éclater complètement ces 2 Mairies en créant au moins 3 nouvelles Communes à Matoto, et 2 dans l’actuelle circonscription de Ratoma.

    L’Etat n’y existe pas du tout et c’est aussi une des sources des graves problèmes de la gouvernance publique. La configuration administrative actuelle de Conakry date d’une époque où la capitale ne faisait même pas 1 million d’habitants, alors qu’elle compte aujourd’hui plus de 2,7 millions.

    Là encore sans une décision de redécoupage administratif, l’Etat continuera avec les mêmes problèmes qu’il ne pourra jamais résoudre et dans une dimension exponentielle anarchique.

    Partout où, il y a de graves troubles à l’ordre public, ou de graves risques de confrontation à caractère divisionniste ou ethnique, il serait souhaitable, d’installer le plus rapidement possible des Délégations Spéciales. Mettez une croix sur l’installation des Communes, partout où cela sera nécessaire, afin de sauver le pays.

    Quel que soit le prix à payer, il serait vivement souhaitable de sauver la paix civile et la stabilité politique de la Nation.

    (7)Le Gouvernement a eu tort de ne pas investir suffisamment dans la réforme de la Sécurité Publique (Police et Gendarmerie) et de la Justice.

    La réforme dans ces deux secteurs, a échoué et c’est pourquoi, le pays fait face à de graves dangers pour assurer sa stabilité indispensable au développement économique et social du pays. Appelons le chat, le chat, et c’est tout.

    Monsieur le Député Amadou Damaro. Faites venir les instructeurs militaires et les Services de l’intelligence Israéliens et Algériens pour reconstruire le Plan stratégique décennal de réforme de la Police, de la Gendarmerie et de la Justice.

    Tant que le Gouvernement ne prendra pas les décisions frontales qui s’imposent pour la restructuration de ces 3 secteurs régaliens, la situation sécuritaire ne marchera pas, et aucun développement ne sera possible.

    (8)Parallèlement, il y a une démarche politique à explorer immédiatement. Au sein de l’UFDG, le Gouvernement doit changer d’interlocueturs pour la survie de la Nation et la stabilité politique.

    Le Gouverneur Ibrahima Chérif Bah, le Député Alioune Condé, Mr. Bah Oury le Président de l’UFDG-Renouveau, le Député de Labé Mr. Baldé, le Député Ousmane Gaoual Diallo, pourraient parfaitement s’entendre avec le Gouvernement pour négocier une sortie de crise, sans jamais pousser les jeunes gens dans la rue de façon aussi arbitriaire et aveugle, même quand la Nation est en danger.

    Je connais très bien le Gouverneur Ibrahima Chérif Bah, et je crois que politiquement parlant, il est extrèmement intelligent et flexible, rien qu’en regardant de bout en bout, son background.

    Faites très attention Monsieur le Député Amadou Damaro Camara devant le danger de l’amalgame que certains sont en train de concocter pour faire revenir le pays dans le scénario catastrophe de Septembre 2009. Le danger existe pour vous et pour tout le régime.

    Je dis et je redis, il n’y a pas de guerre planifiée par les Peulhs contre le régime. C’est totalement faux, nous ne sommes pas dans un plan ethnique Peul dirigé contre la Nation et le Gouvernement.

    Il suffit de revoir les images de la dernière fête nationale de l’indépendance du 2 Octobre célébrée avec brio dans toutes les régions du Fouta Djallon et particulièrement à Labé, à la suite de l’appel du Président de la République, le Professeur Alpha Condé pour une mobilisation de la Nation pour célébrer le Soixantenaire de l’indépendance.

    Merci de votre compréhension, et de tout ce que le RPG et son Gouvernement entreprendront pour sauver le pays du suicide collectif et de son implosion.

  3. Sekou Camara

    21 novembre 2018 at 12 h 13 min

    Merci beaucoup pour cette brillante et lumineuse contribution à la préservation de la paix et de la quiétude dans notre cher pays.

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