Damaro sur l’absence d’autres partis à l’hémicycle : ‘’quand ils ne sont pas là, peut-être la Guinée a de la chance’’

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Le président de l’Assemblée Nationale, Amadou Damaro Camara a confié lundi dans l’émission ‘’On refait le monde’’ de Djoma tv que la neuvième législature qu’il dirige ne souffre d’aucun “problème de reconnaissance” et n’est nullement monocolore. Car, dit-il, il y sa une trentaine de partis politiques qui y sont. 

D’entrée, le président de l’Assemblée a rappelé que « l’Assemblée Nationale ne souffre pas de problème de reconnaissance. Pour les élections législatives, chacun a dû choisir ce qu’il voulait faire : je participe, je ne participe pas. Ce que tout le monde a regretté, c’est ce qui a amené les violences et certains sont décédés. On peut ne pas participer mais empêcher les autres de participer, c’était ça la démocratie, on s’est opposés avec véhémence mais tous ceux qui ont participé sont là et ils ne sont pas moins Guinéens que ceux qui n’ont pas voulu participer. Il n’a été dit à personne de ne pas participer », explique-t-il.

À l’en croire, certains cadres des partis politiques non des moindres de ‘UFDG et l’UFR « regrettent de ne pas être là aujourd’hui, ce sont des amis, ils viennent me voir au bureau, on s’appelle tous les jours, on se parle. J’aimerais participer aujourd’hui à ce renouveau de l’Assemblée. C’est que je vous dis, ils se sont trompés de contexte, ils se sont trompés de timing. On est plus d’une trentaine de partis, ça c’est suffisamment pluriel, ce n’est pas parce que deux manquent que ce n’est pas pluriel », dit Damaro.

« Ils ont été ici aussi pendant six ans, et qu’est-ce ça a donné ? Le pays était plus stable ? Non. Le débat était plus serein ? Non. Nous avons voté plus de lois que maintenant ? Non. Donc, en réalité pourquoi on regretterait leur absence s’ils n’ont pas porté le débat quand ils étaient là, quand ils n’ont pas apporté beaucoup de sérénité quand ils étaient là ? Ils n’ont pas apporté plus de débat pour pacifier le pays quand ils étaient là, on n’a pas fait plus de loi utile pour la nation quand ils étaient là, donc quand ils ne sont pas là, peut-être la Guinée a de la chance », a conclu Amadou Damaro Camara.

Mamadou Yaya Barry

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