Décès de Thierno Mamadou Diallo : « ce drame est la conséquence directe des propos dangereux tenus par les autorités de la transition à N’Zérékoré », selon Fodé Oussou Fofana

Print Friendly, PDF & Email

Lors de l’immersion du gouvernement de la transition dans la région de N’Zérékoré, le premier ministre a invité les jeunes à ne pas accepter de « mourir pour quelqu’un », en faisant référence aux manifestations de rue.
Ce samedi 04 juin, lors de l’Assemblée générale de l’UFDG, Fodé Oussou Fofana, vice président du parti a indiqué que le décès de Thierno Mamadou Diallo, élève décédé dans le jour de la manifestation du 1er juin suite à l’annonce de l’augmentation du prix des produits pétroliers est la conséquence directe des propos tenus par Mohamed Béavogui.
« Ce drame est la conséquente directe des propos dangereux tenus par les autorités de la transition notamment à N’Zérékoré pour qui, manifester se résume à l’équation : Sortir, mourir. Ce drame est aussi la conséquence directe de l’impunité (…). L’impunité appelle à la récidive. Alors que nous croyions que cette époque est révolue, la Guinée a de nouveau rendez-vous avec ses démons. Le sang a de nouveau coulé alors que le colonel Doumbouya avait déclaré je cite : la Guinée, elle est belle, nous n’avons plus besoin de violer la Guinée. On a juste besoin de lui faire l’amour. Ce corps de trop viole la Guinée pour parler comme le colonel », a déclaré Fodé Oussou Fofana avant d’exiger l’ouverture d’une enquête pour identifier les auteurs et les punir : « nous exigeons ici l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’identifier les responsables de ce crime odieux et de les traduire devant les juridictions compétentes (…). La manifestation, qu’elle soit autorisée, qu’elle ne soit pas autorisée, qu’elle soit violente, qu’elle ne soit pas violente, les forces de l’ordre n’ont pas droit de tuer quelqu’un lors d’une manifestation (…). Les forces de l’ordre ont le droit de se protéger lors des manifestations. Mais ils ont le droit de dissuasion en utilisant les armes conventionnelles. Parmi ces armes, vous le gaz lacrymogène, les balles blanches, l’eau chaude ».

Par ailleurs, le vice-président de l’UFDG a invité le ministre de la sécurité et de la protection de joindre l’acte à la parole en identifiant et en sanctionnant les auteurs de la mort du jeune élève
« Nous avons saisi le discours du ministre de la sécurité. Je pense que c’est un discours responsable qu’il a tenu mais il ne s’agit de s’arrêter au niveau des discours. Monsieur le ministre de la sécurité, l’équipe qui était sur le terrain est connue, les agents qui étaient sur le terrain sont connus. Nous voudrions alors de faire l’acte, la théorie à la pratique. Identifiez pour que Thierno Mamadou soit le dernier guinéen tué lors d’une manifestation », a souligné Fodé Oussou Fofana.

Le vice-président de l’UFDG, Fodé Oussou Fofana a fustigé l’attitude des membres du gouvernement de la transition qui selon lui, dansent de la mamaya à Kankan au moment du décès de Thierno Mamadou Diallo.

Sadjo Bah
625016669

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.