Délestage et manifs, à Kolaboui: le maire accuse ANAIM

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Réclamant le courant électrique 24 h/24 dans la commune rurale de Kolaboui, les jeunes de ladite localité ont déclenché dimanche, 4 octobre une série de manifestations ayant provoqué la mort d’une personne, la destruction des biens publics et privés, la paralysie des activités administratives et commerciales, la perturbation des activités minières et la circulation routière.

Interrogé sur la situation, le maire de la CR (Commune Rurale) de Kolaboui, Ansoumane Zito Coumbassa a pointé un doigt accusateur sur l’Agence nationale d’Aménagement des Infrastructures Minières (ANAIM) qui, selon lui, n’a pas pris ses disposition pour éviter le pire à sa population.

C’est un maire visiblement inconsolable qui s’exprime. Lisez sans détour, quelques extraits de sa réaction à 72 heures de la grève:

«Déjà, la population avait écrit à l’autorité locale lui demandant de prendre toutes les dispositions utiles pour la réparation de ces groupes électrogènes sur un délai moratoire de 72 heures. A notre tour, nous avons informé l’ANAIM qui ne s’est pas manifestée pendant les 72 heures. C’est ainsi que les enfants sont sortis pour faire la marche et les forces de l’ordre sont venues les interrompre. C’est ce qui a, encore donné beaucoup de dégâts lors de la 1ère grève.»

Et après, poursuit le maire, «On a encore donné dix (10) jours. A Boké, le gouverneur nous a très bien accueillis et a dit la vérité. Mais, toutes les erreurs retombent sur l’ANAIM qui doit prendre ses dispositions. Depuis ce jour, l’ANAIM nous a appelés (moi et le sous-préfet), un mercredi à Boké en nous rassurant qu’ils ont déjà quitté Boké pour Conakry pour nous envoyer les matériels. Mais, Jusqu’à maintenant, rien n’a signalé (R.A.S).  C’est ainsi qu’hier mardi, c’était le 5ème jour de la dernière intervention des jeunes qui ont de nouveau, donné 5 jours au-delà desquels, ils vont répliquer. C’est ce qui fait qu’hier, les enfants ont barricadé et les forces de l’ordre sont venues. Combien de pickups sont venues pour lutter contre la communauté de Kolaboui sur notre propre raison ? S’interroge le maire avant de poursuivre: 

«Voilà les évènements qui se sont déroulés d’hier à aujourd’hui à Kolaboui. A l’heure où je vous parle, même le marché hebdomadaire est empêché par les policiers de Kolaboui, de Boké, Kamsar, Conakry et des différentes préfectures.

La population ne sait plus où mener la tête sur notre propre raison. Nous demandons notre droit, maintenant, ils sont venus pour nous tuer. Moi qui vous parle, je suis victime. Les jeunes sont venus saccager ma maison hier. Déjà, vous avez tout vu, c’est la même communauté en disant que c’est nous qui n’avions pas pris les dispositions à temps.»

Parlant des dégâts, le maire a ajouté : «Je l’ai déjà dit et redis.  En pareille circonstance, on n’a pas besoin de s’attaquer aux édifices publics, administratifs.  C’est pour jute défendre les raisons qui nous poussent à aller en grève. Ce n’est pas pour aller attaquer les bâtiments administratifs

Mamadouba Camara

 

 

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