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Des journalistes violentés : le syndicat de la presse privée de Guinée monte au créneau

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Au cours d’une conférence de presse, le syndicat de la presse privée de Guinée (SPPG), par la voix de son secrétaire général, Sidy Diallo a condamné lundi les violences dont les hommes de médias sont victimes ces derniers temps dans l’exercice de leur métier.

Les violations que nous connaissons actuellement contre les journalistes sur le terrain, le syndicat de la presse privée ne peut pas rester silencieux. Il faudrait quand même que le syndicat se fasse entendre et que nous donnions aussi des pistes de solutions”, a déclaré, Sidy Diallo

Nous demandons aux journalistes eux-mêmes d’être beaucoup prudents sur le terrain, la première sécurité d’une personne commence par soi-même. Surtout demander aux patrons de presse et aux associations de presse, de créer des conditions qui peuvent assurer la sécurité du journaliste. Par exemple de créer ce qu’on appelle des dortoirs au sein des locaux des médias. Un journaliste qui a une émission pendant la nuit, jusqu’à 23h ou 0h, ou bien un journaliste qui doit se lever tôt pour faire son émission, surtout que ces journalistes pour la plupart sont logés dans les zones à risques. Pour que le journaliste qui a une émission à 5h, vienne qu’il passe la nuit là-bas, et le lendemain, il fait bien son travail, avant de rentrer chez lui. Aussi demander à ces mêmes associations de presse, que les journalistes soient minus de leurs gilets, parce que ce qui est grave sur le terrain, j’ai même entendu que pour beaucoup de médias, ce sont les journalistes eux-mêmes qui sont obligés de se chercher des gilets… en cette période de crise c’est une obligation“, dit-il.

Plus loin d’interpeller : “nous allons interpeller les autorités compétentes, notamment le Ministère de la sécurité. Il faudrait quand même qu’il nous aide de ce côté pour faire la différence entre un journaliste et un manifestant. Malheureusement, ce que nous constatons sur le terrain, dès qu’il y a un mouvement, on vient on ramasse tout le monde. Il y a des services de sécurité, ils voient bien un journaliste qui a son badge, qui même détient des dictaphones et autres, qui prouvent qu’on à faire à un journaliste, mais malheureusement on pend l’intéressé on le fout en prison comme ça été le cas de Kankan”.

C’est pourquoi annonce-t-il, le syndicat de la presse privée, “dans les prochains jours va rencontrer les autorités compétentes pour les interpeller ; que ce soit le ministre Albert Damantang, que ce soit le général Baffoé et autres, il faudrait que ces hommes sur le terrain puissent faire la différence entre un journaliste et un manifestant”.

Toujours dans la dynamique de défendre les journalistes, le SPGG a sollicité son intégration dans la nouvelle équipe de la Haute autorité de communication (HAC) qui sera mise en place.

Elisa Camara

+224 654 95 73 22

 

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