Désordre au grand carrefour du Km 36 : quand les policiers sont accusés d’en être à la base

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17 heures 30mn, nous voici au grand carrefour du km 36 situé dans la sous-préfecture de Manéah, préfecture de Coyah. Ici étalagistes et marchands ambulants se bousculent le long des artères pour revendre leurs divers articles. Dans ce brouhaha incessant, les plus forts dominent les faibles à travers les cris amplifiés par des hauts parleurs chercher à l’appel d’un éventuel client.

À côté de ces femmes vendeuses, policiers et chauffeurs de taxi se tiraillent autour d’un d’intérêt. Dans cette bataille, les embouteillages inimaginables se forment à tous les côtés de ce rond-point. Dans les voitures, l’effet de la chaleur pousse des passagers à réagir. Certains vont jusqu’à insulter les autorités publiques pour leur faible implication dans la regulation de la circulation.

« Nous souffrons tous les jours de la même  pagaille des policiers ici. Ils nous fatiguent avec les faux contrôles, parce que l’État est incompétent c’est pourquoi nous souffrons », se lâche dame Fatoumata Condé citoyenne..

Sur la transversale km 36 – Kagbélen, non loin de l’hôpital, se trouve le coin des vrais gars appelé (Bordeaux). À la surprise générale, l’endroit se trouvait très calme ce jeudi. Ici  téléphones portables, ordinateurs et tout autre objet d’origine douteuse sont discrètement revendus sous le nez et la barbe des forces de sécurité et de maintient d’ordre. À l’entrée, les clients se font chiper par les vendeurs confortablement installés sous les tentes avec le slogan ‘’yérin nèyyi’’ qui signifie littéralement tu as combien en Sousou (langue du terroir ndlr). Après constat, la plupart de ces jeunes qui se livrent à cette pratique sont des diplômés des grandes universités du pays comme (Gamal Sonfonia, Kankan et ailleurs). Par manque d’emploi, ils viennent se débrouiller ici pour gagner leur vie. Abdoulaye Sow est diplômé en Biochimie à Gamal Abdel Nasser de Conakry.

« Je fais cette pratique pour satisfaire mes petits besoins, et parce qu’il n’y a pas autre chose à faire. La famille n’a rien aussi, c’est un peu compliqué à dire », précise-t-il.

À l’image des autres marchés de la capitale, Km 36 est l’un des plus grands centre de négoce du pays. Et très ravitallé par des marchandises en provenance de l’intérieur du pays.

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