Discours d’ouverture de la session des lois : voici ce qu’en pensent Fodé Oussou Fofana et Amadou Damaro Camara

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Le discours tenu ce jeudi 5 avril par le président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano à l’occasion de l’ouverture solennelle de la session des lois a été diversement interprété par certains élus du peuple.

Selon le président du groupe parlementaire des libéraux démocrates, Fodé Oussou Fofana, l’intervention de cet après midi de Claude Kory Kondiano est en contre courant de tous les discours qui ont été tenus.

‘’Nous avons malheureusement écouté le discours du président de l’Assemblée nationale qui est en contre courant de tous les discours qui ont été tenus. Je pense que le discours qu’il a tenu n’est pas le discours d’un président de l’Assemblée nationale. Un président de l’Assemblée nationale doit se mettre au dessus de la mêlée, un président de l’Assemblée nationale doit tenir un discours qui n’est pas politique, mais nous avons l’impression que c’est le porte-parole du gouvernement du président Alpha Condé qui a tenu un discours. Quand tout le monde va dans le sens de l’apaisement, quand tout le monde va dans le sens de reconnaitre que les revendications des enseignants et de l’opposition sont légitimes, Monsieur le président de l’Assemblée nationale pense qu’il y a certains guinéens qui sont capables d’aller voir la communauté internationale pour demander à cette communauté internationale de ne pas accepter d’aider et d’accompagner la Guinée. Ça, c’est triste et c’est comme si on était dans la révolution, c’est comme si on était dans les années 1956. J’ai l’impression que notre président de l’Assemblée nationale est toujours resté communiste, il est toujours resté socialiste et il pense que le monde n’a pas évolué. Nous prenons ce discours avec beaucoup de peines, c’était pathétique quand nous l’avons vu tenir ce discours et ça ne fait pas honneur à notre Assemblée nationale…’’

De son côté, le président du groupe de la majorité présidentielle, Amadou Damaro Camara a précisé : ‘’Il faut que vous vous habituer à cela aussi. Au parlement, on n’est jamais d’accord quand il y a une opposition et une majorité. Nous avons diverses façons d’évaluer ce qu’on appelle intérêt général. Donc, ça fait parti aussi de la vie parlementaire. Il ne faut pas vous attendre à autre chose, on n’a besoin de la majorité et non le consensus’’, dit-il.

Propos recueillis par Youssouf Keita, depuis l’hémicycle

 

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