Dr Cheikh Sokhna, bras droit du Pr Didier Raoult conseille la Guinée de changer la stratégie de dépistage du Covid-19

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Invité, ce lundi 04 mai  dans l’émission ‘’Les Grandes Gueules’’ sur Espace FM, Dr Cheikh Sokhna, biologiste, épidémiologiste, directeur de recherche de l’Institut de recherche et du développement (IRD), chef d’équipe à l’IHU à Marseille dirigée par Pr Didier Raoult a développé, depuis Dakar, l’approche que la Guinée doit adopter pour éviter la propagation de la pandémie de Coronavirus. Il conseille l’Etat guinéen de changer la stratégie de dépistage et veiller sur les traces des contacts.  Réaction…

« Si vous avez utilisé la même stratégie de dépistage depuis le début jusqu’à maintenant, il faut la changer. Au niveau de la Guinée, il faut avoir plus de recommandations qui ont été faites à travers des directives du ministère de la santé et administratives concernant la circulation interrégionale. Il faut l’appliquer parce que le virus circule. L’ouverture et la fermeture des marchés parce que le Sénégal a fait de gros efforts sur l’ouverture et la fermeture des marchés, les transports en commun, le nombre de passagers limité, le port du masque obligatoire et cela est important parce que ça fait ce qu’on appelle auto-confinement individuel. C’est-à-dire les gens vont continuer à travailler en respectant les gestes barrières en plus de la fréquentation physique. Le port du masque permet de diminuer la propagation du virus. Surtout il faut suivre les cas contacts. Dès l’instant qu’on a quelqu’un qui est positif, on essaie de tracer son parcours jusqu’à sa contamination. Et il faut confiner les contacts dans des structures hôtelières, dans des centres de vacances, des centres universitaires. Il faut les isoler et les tester. Ceux qui sont positifs, on les sort et les envoyer dans les centres de traitement. Parce que si vous le faites, vous réduisez la propagation du virus. Ceux qui ne sont pas positifs, il faut les mettre dans les centres d’isolement jusqu’à 14 jours. Et après, faire un test pour voir s’ils sont négatifs. Cette stratégie a permis au Sénégal de réduire la propagation du virus. Les gens peuvent utiliser les données téléphoniques pour tracer les contacts. La géolocalisation des pus permet de tracer les individus et permet de voir les contacts. La chloroquine, c’est 70 ; 75 ans d’utilisation. L’Afrique a au moins 45 ans d’expérience d’utilisation de la chloroquine. On dit que c’est un médicament qui a des effets secondaires, mais des effets secondaires qui sont très rares. C’est un médicament qui est connu, qui est homologué, pourquoi pas l’utiliser ? C’est un raisonnement pragmatique. Il faut faire des essais cliniques qui rentrent dans les standards internationaux… je pense qu’il faut le faire pour les nouveaux médicaments, il faut le faire parce que c’est ce qui montre l’efficacité de ce traitement. Mais comme nous sommes dans une période de crise sanitaire… Derrière toutes les guerres de l’industrie pharmaceutique parce qu’il y a beaucoup de recherches, la recherche du développement est très chère… En tant qu’africain, ce qui nous intéresse, c’est de participer à ce débat en testant les différentes molécules qui ont été autorisées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) », a détaillé Dr. Cheikh Sokhna, bras droit du professeur Didier Raoult, éminent infectiologue français et professeur de microbiologie.

La Guinée compte à ce jour 1650 cas confirmés au Covid-19 dont 437 guéris et 7 décès depuis l’apparition -officielle- de la maladie dans le pays le 12 mars dernier.

Mohamed Cissé  

 

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