Dubréka. Un mort à l’usine de fer ODHAV-Guinée : “liquide du fer fondu qui s’est déversée sur son corps”

Print Friendly, PDF & Email

A Dubréka, un nouvel accident de travail à l’usine de fer ODHAV Guinée où un jeune homme âgé d’une trentaine d’année qui travaillait à la fonderie a trouvé la mort vendredi, 25 juin 2021 pendant qu’il était en pleine activité. Une quantité importante du liquide du fer fondu s’est déversée sur son corps. Il a succombé plus tard des suites de brûlure.

Pour rappel, le mardi passé, le nommé Alpha Fodé Camara, un des employés du département Fonderie s’est grièvement blessé tout le corps alors qu’il était en pleine activité. Le fer fondu, au rouge, une quantité importante de ce liquide s’est déversée sur lui. Le degré de chaleur du liquide de fer qui s’est déversé sur lui, ne lui a donné aucune chance de survivre. Le jeudi, il en est mort.

ODDHAV-Guinée multi-industrie, est une usine de fonderie indienne où l’on fabrique du fer à béton, des pointes et autres matériels métalliques. Elle est installée dans la zone industrielle de Mansayah, au quartier Kènèndé, dans la commune urbaine de Dubréka.

Les journalistes de la place venus s’enquérir des réalités, les responsables de l’usine ont refusé de les recevoir.

Il faut noter que les employés de cette usine de fer, ODHAV Guinée, courent de gros risques, surtout ceux qui sont au département fonderie. Chaque année, des cas d’accidents mortels de travail sont enregistrés. C’est justement pour cette raison, que beaucoup de jeunes, malgré les difficultés de trouver de l’emploi, finissent par démissionner pour sauver leur vie, disent-ils.

Les travailleurs de cette usine reprochent à la direction générale, les conditions difficiles et risquées dans lesquelles ils travaillent. Ils dénoncent le manque de tenue de travail adéquate surtout pour ceux qui travaillent à la fonderie. Malgré, ces risques qu’ils courent, ils sont très mal rémunérés. Les 95% de ces travailleurs ne sont pas des employés permanents, mais journaliers, payés en fonction du nombre de jours réellement travaillé. Ce qui fait que même un million de franc beaucoup ne pourrons pas l’avoir après un mois de souffrance.

Les responsables de l’usine refusent les emplois directs. Tout est sous-traitance.

Les autorités nationales et préfectorales en charge de l’industrie, ont tendance à négliger ou à minimiser les réalités critiques de cette usine de fer ODHAV multi-industrie sise à Dubréka alors que des accidents mortels sont permanemment enregistrés en son sein.

AGP

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.