Ebola: selon une étude, des personnes infectées mais sans signes de maladie (Rfi)

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Un an après la fin officielle de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest, certaines personnes, pourtant infectées par le virus dans le village de Sukudu en Sierra Leone, n’ont jamais montré de signes de la maladie, selon une étude publiée le mardi 15 novembre dans la revue américaine PLOS Neglected Tropical Diseases.

L’objectif de cette étude, publiée le 15 novembre, est de connaître la proportion de villageois contaminés par le virus Ebola et qui n’ont jamais été malades. Les scientifiques ont détecté 14 personnes contaminées et asymptomatiques sur un total de 187 prélèvements.

Le virus provoque une fièvre hémorragique, et se transmet par contact avec le sang ou les fluides corporels d’une personne infectée. Les symptômes peuvent être de la fièvre, des hémorragies, des maux de tête, des douleurs musculaires, des éruptions cutanées, des vomissements, de la diarrhée, des difficultés respiratoires ou encore pour déglutir.

Un test fiable ?

Les chercheurs estiment qu’une partie de l’épidémie n’a pas été détectée. « L’objectif de cette étude est de savoir quelle proportion de personnes dans les zones où il y a Ebola ont été asymptomatiques. Du coup c’est normal qu’on soit dans un village ou il y a eu Ebola. Eux, ils trouvent 7,5%, d’autres études trouvent 6% ou 5%, c’est très variable », détaille le professeur Yazdan Yazdanpanah, chercheur à l’Inserm.

Pour obtenir ces résultats, les scientifiques ont « utilisé une sérologie », mais une question se pose, selon le professeur Yazdan Yazdanpanah : « A quel point dans ces tests sérologiques, il n’y a pas de faux positifs ? » Ainsi, le spécialiste émet des réserves en affirmant que le test serait « trop sensible » et qu’il serait impossible de connaître la proportion exacte de personnes asymptomatiques.

Plus de 28 000 cas de l’infection ont été dénombrés pendant l’épidémie en Afrique de l’Ouest, la plus étendue et la plus longue de l’histoire qui a fait plus de 11 000 morts… lire ici la suite de l’article sur rfi.fr

 

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