Education : les étudiants guinéens se plaignent de la cherté des frais d’inscription et de réinscription

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Comme prévu par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, la rentrée universitaire, session 2020-2021, a eu lieu le 1er  décembre 2020 sur l’ensemble du territoire national. Cependant, à l’université Julius-Nyerere de Kankan, comme à l’université Général-Lansana-Conté de Sonfonia et dans les autres universités publiques du pays, les étudiants se plaignent de la cherté des frais d’inscription et de réinscription, qui sont passés de 50.000 fg avant l’année universitaire 2018-2019, à 250 000fg, soit 200 000 fg de plus. Quant à la réinscription, elle coûtait aux étudiants 10.000FG ou 15.000 FG. Elle s’élève aujourd’hui à 200.000 francs guinéens. Avec une économie déséquilibrée par la pandémie de coronavirus, les étudiants guinéens trouvent ce montant exorbitant.

Saïdou Camara, étudiant à l’université Général-Lansana-Conté de Sonfonia, est le coordinateur du mouvement des étudiants de Guinée. Il réagit par rapport à cette situation. « C’est une lutte des étudiants pour la diminution des frais d’inscription et de réinscription. Vous savez, il y a deux (2) ans, nous avons assisté à la hausse des frais d’inscription et de réinscription. De 50.000 fg et ils les ont augmentés à 250.000FG, soit 200.000FG de surplus.

Pour le moment, le pays traverse un moment difficile à cause de la crise sanitaire. Et cette crise a joué sur l’économie de nos parents. Nous demandons humblement à l’Etat de faire une diminution normale au niveau des frais d’inscription et de réinscription à cause de notre situation économique. », plaide-t-il.

Une campagne de dénonciation se mène sur les réseaux sociaux et dans plusieurs médias, pour obliger le ministère à revoir ces prix. Cet étudiant assure que ce n’est que la phase 1. « C’était le premier plan, faire des publications sur les réseaux sociaux et dans les médias. Le deuxième plan c’est d’informer l’ensemble des étudiants afin qu’ils  ne s’inscrivent pas et qu’ils boycottent les processus d’inscription et de réinscription dans les universités. Et le troisième plan, c’est de faire des courriers et les déposer dans les différents rectorats de chaque université publique de Guinée. », explique-t-il.

Pour clore tout, Saïdou Camara lance un appel solennel à l’endroit de tous ses camarades étudiants, afin de boycotter les processus d’inscription et de réinscription dans toutes les universités publiques du pays. « Chers étudiants pauvres de Guinée, je lance un appel solennel à votre endroit, de ne pas s’inscrire ou se réinscrire, de boycotter jusqu’à  ce que l’Etat ou le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique arrive à diminuer les frais d’inscription et de réinscription, à 50.000FG pour l’inscription 20.000FG pour la réinscription en 2ème année et 15.000FG pour la réinscription en 3ème année. », a-t-il lancé.

Depuis le début de cette rentrée universitaire, les universités publiques n’ont jusqu’à présent pas connu d’engouement à cause des frais d’inscription et de réinscription trop coûteux pour les étudiants.

Ahmed Sékou Nabé, correspondant à Kankan

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