Elections en RDC – Washington exige des “clarifications” et appelle au calme

Les Etats-Unis ont appelé au calme en République démocratique du Congo et demandé jeudi “la clarification des questions” relatives au dépouillement du scrutin présidentiel dans le pays africain où a été annoncée la victoire de l’opposant Félix Tshisekedi, aussitôt contestée.

“Nous exhortons toutes les parties à rester calme lors de la poursuite du processus” électoral. “Nous attendons la clarification des questions soulevées lors du dépouillement du scrutin”, a fait savoir dans un communiqué le département d’Etat américain.

Washington dit par ailleurs “relever l’importance de la décision du président Joseph Kabila de respecter les termes de son mandat conformément à la Constitution et de transférer le pouvoir à un successeur”.

La République démocratique du Congo a semblé s’engager jeudi dans la voie d’une alternance historique avec l’annonce de la victoire à la présidentielle de Félix Tshisekedi, cependant aussitôt contestée par une partie de l’opposition et par l’Eglise. Actant la première transition démocratique depuis l’indépendance du pays en 1960, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a déclaré Felix Tshisekedi, 55 ans, vainqueur de la présidentielle avec 38,57% des voix, devant l’autre candidat de l’opposition divisée, Martin Fayulu (34,8%) selon des résultats provisoires.

Belga

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One thought on “Elections en RDC – Washington exige des “clarifications” et appelle au calme

  1. CONDÉ ABOU

    Ça y est, c’en est fini pour la France dans le processus électoral 2018 au Congo Kinshasa, après la déclaration maladroite et catastrophique d’hier de son Ministre des Affaires Etrangères, alors que le processus électoral n’était même pas terminé à Kinshasa !

    Le message diplomatique des Etats Unis que je viens de lire, est clair et les carottes sont cuites et pour longtemps, pour la diplomatie Française au Congo Kinshasa.

    Etats Unis, Belgique, Afrique du Sud et Union Africaine, quasiment le même discours diplomatique, contrairement à celui du Ministre Français des Affaires Etrangères.

    Que disait hier soir, le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat ?

    Il disait avoir pris connaissance des résultats provisoires de l’élection présidentielle en République démocratique du Congo, tels que proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

    Le Président de la Commission de l’Union Africaine, réitère ses félicitations au Peuple, aux acteurs politiques, à la société civile et aux institutions compétentes de la République démocratique du Congo pour la tenue des élections dans des conditions jugées satisfaisantes par la mission d’observation électorale de l’Union africaine dirigée par le Président Dioncounda Traoré.

    Le Président de la Commission de l’UA, souligne la nécessité pour tous les acteurs concernés d’agir de façon à consolider la démocratie et à préserver la paix dans le pays.

    Selon lui, dans ce contexte, il est important que toute contestation des résultats proclamés, notamment celle portant sur leur non conformité avec la vérité des urnes, se fasse pacifiquement, par le recours aux procédures prévues par les textes en vigueur et le dialogue politique entre toutes les parties prenantes.

    Le Président de la Commission souligne que la situation en République Démocratique du Congo exige, quelle que soit l’issue définitive des élections, la recherche d’un véritable consensus national fondé sur le respect des principes démocratiques et des droits de l’homme, ainsi que sur la préservation et la consolidation de la paix.

    Que va faire la France après le discours de son Ministre ?
    Une chose est sûre. Elle ne pourrait même plus avoir gain de cause au Conseil de Sécurité après la déclaration précipitée de son Ministre des Affaires Etrangères et qui va ruiner davantage les relations de la France non seulement avec beaucoup de leaders politiques et d’intellectuels Africains, mais, et surtout avec une bonne partie de la nouvelle génération de jeunes acteurs politiques ou d’activistes de la société civile au Congo Kinshasa.

    Comment peut-on oublier que le Congo Kinshasa, est actuellement considéré comme le pays membre de la l’OIF, le plus peuplé au monde, devant même la France ?

    L’OIF sait parfaitement qu’en 2017, le Congo Kinshasa faisait 78,7 millions d’habitants, et la France 67,12 millions d’habitants !

    La plus grande ville du Congo, c’est Kinshasa. Elle est passée de 87 % de francophones en 2008 à 92 % en 2010 !

    De toute évidence, la déclaration du Gouvernement des Etats Unis d’Amérique, va dans la très bonne direction pour le Congo et pour toute la région des grands Lacs.

    Wait and see pour la réaction des Congolais contre les intérêts de la France dans ce pays, et même du pont de vue de l’avenir de la Langue Française au Congo, après les bouleversements que la Francophonie a lourdement subis au Rwanda.

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