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Electrification des villes de la Haute Guinée : bientôt la réalisation des barrages de Kogbèdou et Frankonédou de 110 MW

Une équipe de techniciens, à sa tête les PDG de la société internationale de travaux-Maroc SINTRAM-Maroc et l’entreprise La guinéenne de terrassement routier GUITER S.A en charge d’exécuter les travaux de construction des micros barrages Kogbèdou et Frankonédou étaient ce week-end sur les sites desdits barrages. Objectif, s’imprégner du niveau d’avancement des études de faisabilité sur le terrain qui ont démarré au mois de mai dernier.

Après avoir sillonné les différents sites devant abriter les deux barrages hydro-électriques, accompagné de cinq experts internationaux, El Mouloudi Benhamane, le PDG de SINTRAM-Maroc a dressé le bilan : « aujourd’hui, on peut dire que toutes les études techniques sont terminées, toutes les études topographiques sont terminées, l’étude de conception est terminée, nous allons passer à l’étude d’exécution et les chantiers peuvent démarrer sous peu ».

Le numéro 1 de la société marocaine s’est ensuite réjoui du niveau d’exécution des études.

« Je suis satisfait de ce qui est déjà réalisé vu qu’on vient de traverser la période hivernale et maintenant qu’on a le soleil, je pense que des accélérations vont se faire et vous allez voir les choses qui vont se mettre en place très rapidement possible pour entamer des choses d’une manière plus renforcée et les travaux proprement dits vont commencer avant la saison hivernale prochaine », dit-il. Ajoutant que « ces travaux vont commencer par les installations propres pour pouvoir loger les cadres, les techniciens et les ouvriers, produire des matériaux. Vous savez qu’on ne peut pas démarrer de bétons sans avoir les concasser, la carrière va démarrer également d’ici à peu près 2 mois et juste après les formulations de bétons, les travaux proprement dits vont démarrer ».

A l’en croire, outre les retombées d’ordre économique et social que la réalisation de ces barrages hydro-électriques pourrait engendrer chez les populations, elle permettrait également de créer environs 460 emplois directs et plus de 2000 emplois indirects. Et les jeunes de la région, assure-t-il, de Kankan seraient les plus favorisés.

« Les retombées sur les populations seront énormes tant sur le plan économique, social, d’électricité et sur le plan d’embauche ça doit créer aux alentours de 460 emplois directs et plus de 2000 emplois indirects d’autant plus que nous comptons privilégier l’emploi des jeunes de cette région ».

Bien que les deux hommes forts se sont abstenus de tout commentaire quant au coût d’exécution dudit projet, Ansoumane Kaba le PDG de l’entreprise GUITER S.A, une société guinéenne partenaire de SINTRAM dans le projet a révélé tout de même que tous les moyens seraient disponibles pour l’exécution desdits barrages dans le délai requis. « Nous avons les moyens disponibles pour réaliser ce projet. Nous avons des bailleurs de fonds qui sont avec nous notamment la BID et nous avons nos fonds propres, à la date d’aujourd’hui tout ce qui est fait ici est financé sur fond propre de SINTRAM et GUITER ».

Les 2 micro-barrages Kogbèdou et Frankonédou, une fois réalisés, auraient une capacité théorique de 110 mégawatts jugés suffisants pour couvrir toutes les préfectures de la Haute Guinée. Et la durée prévisionnelle des travaux est de 36 mois. En tout cas si l’on en croit Ansoumane Kaba.

Alpha Oumar Koïta, correspondant régional à Kankan

(+224) 622-16-07-20

 

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