Elevage : une épidémie méconnue ravage des bœufs à Mali et Lélouma

Depuis plus d’une semaine, une maladie méconnue terrorise certains citoyens de la préfecture de Mali et de Lélouma et continue de tuer leurs bétails. Selon les spécialistes dont le directeur préfectoral de l’élevage de Lélouma, il s’agit d’une maladie qui s’appellerait « Aphteux ».

Mais, précise le directeur préfectoral de l’élevage, des testes doivent être faits pour confirmer ladite maladie. A l’en croire, cette maladie contagieuse provient de Dantara, préfecture de Mali, avant de se retrouver à Thiaguel-Bori.

‘’C’est un de mes agents qui m’a appelé depuis Linsan-Saran, un village situé entre Lélouma et la préfecture de Mali pour m’informer qu’il y a de cela 5 jours, une maladie méconnue sévit dans cette zone qui ressemble un peut à la fièvre aphteuse, une maladie qui est très fréquente en Haute-Guinée. Les conséquences de cette maladie sont à la fois économiques et sanitaires. Sur les animaux qui ont contracté cette maladie, on constate des blessures à la bouche et aux chameaux. Présentement, la maladie est enregistrée à Mandasaran, Linsan-saran, Dantara dans Mali et Diountou et Thiaguel-Bori dans Lélouma.  Déjà, à Dantara 6 vœux  sont mortes, à Thiaguel-Bori 1 bœuf. Presque c’est les vœux qui meurent, mais une dizaine de vaches, motons et chèvres malades ont été enregistrés dans ces différentes localités’’, explique Rahime Baldé.

À la question de savoir si des mesures urgentes sont prises pour faire face à cette maladie, notre interlocuteur (directeur préfectoral de l’élevage de Lélouma a répondu en ces termes : ‘’Présentement, nous traitons les plaies avec les antibiotiques. Selon certains livres, la consommation de cette maladie par l’homme n’a pas de conséquence. Par ailleurs, la plupart des livres qui existent conseillent l’homme de ne pas consommer la viande des bêtes atteints de la maladie ou qui sont morts à cause de cette maladie, car ça peut constituer un danger pour sa santé. Ce dimanche, l’exposition des bétails au parce de Thiaguel-Bori qui est le important de la région de Labé à été interdit. Le dimanche prochain également, aucun animal ne sera exposé là-bas. L’objectif est de couper la scène de transmission. Après nous allons amener une équipe dans ces localités où la maladie à été enregistrée pour tenter de l’éradiquer », a-t-il expliqué.

Poursuivant, il (Rahime Baldé) a lancé un appel à l’endroit des populations de refuser de vendre les animaux malades. ‘’Nous demandons à tout le monde de refuser de vendre son animal s’il est malade, d’informer les vétérinaires avant de prendre toute décision’’, conclut-il.

Tidiane Diallo, correspondant régional à Labé 

+224 620 44 25 83

 

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One thought on “Elevage : une épidémie méconnue ravage des bœufs à Mali et Lélouma

  1. CONDÉ ABOU

    C’est très probablement, de la fièvre aphteuse qu’il s’agit, en lisant ce papier de Mediaguinee. Il y a quelques semaines ou mois, Guineenews avait fait des enquêtes similaires très approfondies sur la propagation de la même épidémie de fièvre aphteuse dans des élévages de bovins en Haute Guinée et dans une partie de la Guinée Forestière.

    Il est fort possible que ce soit la même épidémie de fièvre aphteuse qui continue de se développer petit à petit dans 3 régions naturelles sur 4, en ce moment. Ce qui confirme qu’il y a bel et bien de graves problèmes de santé animale en ce moment dans le pays.

    Sans une campagne nationale de vaccination sur l’ensemble du territoire national, des milliers de Fermiers et éleveurs de la Guinée, ainsi que ceux de plusieurs pays voisins pourraient en être touchés.

    La Guinée sera encore accusée des mêmes défaillances de son système de santé animale comme dans le cas de l’épidémie Ebola en fin 2013 marquée par la faiblesse de l’ancien système de santé publique très défaillant avant 2013.

    Sans une campagne nationale de vaccination, et un concours technique et financier rapide de la communauté internationale, (FAO, OMS, Coopération Française notamment), c’est tout le pays qui risque d’en souffrir énormément, au cas où l’épidémie de fièvre actuelle se propageait à l’échelle nationale.

    En peu de mots, que disent les scientifiques et autres experts en santé animale sur l’origine et les caractéristiques de cette épidémie virale ?

    Ils disent que la fièvre aphteuse est une maladie virale extrêmement contagieuse des mammifères et qui peut entrainer des pertes économiques graves. Elle touche les animaux ayant des sabots fourches (bovins et porcins, essentiellement).

    Le virus de la fièvre aphteuse se multiplie essentiellement dans la peau et les muqueuses, accessoirement dans le muscle, ce qui explique les dégénérescences cardiaques responsables de la mort chez les jeunes animaux, selon les Scientifiques.

    La fièvre aphteuse (FA) est la maladie la plus contagieuse du bétail. Elle engendre des pertes économiques considérables du fait des restrictions au commerce dans le système de production des pays surtout exportateurs du bétail et viande.

    Elle affecte tous les animaux ayant des sabots fourches, tant domestiques que sauvages et se caractérise par l’apparition de vésicules puis d’ulcères dans la cavité buccale, dans l’espace interdigital et sur le bourrelet coronaire des onglons, ainsi que sur la mamelle et les trayons. Elle n’engendre de mortalité que chez les jeunes animaux.
    Les ongulés sauvages sont sensibles au virus, mais dans une bien moindre mesure que les animaux domestiques.

    L’homme, s’il est immunodéprimé, autremendt dit, s’il est incapable d’avoir des réactions immunitaires normales, serait sensible mais ne manifeste que très rarement des signes cliniques. Les équidés, carnivores et oiseaux sont totalement insensibles au virus, selon les scientifiques.

    Bref, la Presse nationale Guinéenne devra continuer de mettre la pression nécessaire sur les hautes autorités du Ministère de l’Élevage, en vue de l’organisation d’une campagne nationale de vaccination de façon proactive avant qu’il ne soit encore trop tard et éviter de créer de graves problèmes de santé animale aux pays voisins.

    L’expérience de la lutte contre la fièvre aphteuse en Angleterre en 1967 et en 1968, et dans les pays du Maghreb (Algérie, Tunisie et Lybie) depuis 2013, devrait interpeller aussi l’Etat face à la gravité de la menace qui pèse actuellement sur le bétail en Guinée et qui pourrait attaquer les élévages de bovins et porcins dans les pays voisins.

    CONCLUSION DES SCIENTIFIQUES ET CHERCHEURS EN SANTÉ ANIMALE:

    La fièvre aphteuse demeure un fléau pour les éleveurs de bétail et de porcins, mais aussi pour les industries de la viande, des produits laitiers, du cuir et de la laine.

    Des progrès considérables ont été réalisés pour développer un vaccin efficace contre cette maladie, mais le coût de la vaccination des cheptels reste prohibitif.

    En outre, ce vaccin n’éradiquerait pas intégralement la maladie selon eux. La seule mesure efficace aujourd’hui pour contrecarrer la fièvre aphteuse est d’abattre tous les animaux exposés.

    À titre indicatif, plus de 430.000 animaux durent être abattus au cours de l’épidémie qui se déclencha au Royaume-Uni en 1967 et en 1968.

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