Embaló répond à Conakry: ‘’nous ne sommes pas des pays voyous qui déstabilisent un autre Etat’’

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La fermeture des frontières guinéennes est prise très au sérieux en Guinée-Bissau, petit pays d’Afrique de l’Ouest coincé entre la Guinée et le Sénégal. Son président Umaro Sissoco Embaló, peu avant son départ mercredi pour le Portugal pour une visite d’Etat, l’a avoué sans complexe sur RFI. Il dit être surpris par une telle décision prise par son homologue guinéen Alpha Condé et que son pays ne fermera jamais ses frontières avec son puissant voisin.

“Le président guinéen a unilatéralement pris la décision de fermer ses frontières avec la Guinée-Bissau, le Sénégal, la Sierra Leone, tous voisins de son pays. Nous, nous ne fermerons jamais nos frontières avec la Guinée. Nous ignorons le motif d’une telle décision. De notre côté, sachez qu’il n’y a aucune menace contre son pays. Nous ne sommes pas des pays voyous ou des Etats qui hébergent des bandits pour déstabiliser un autre Etat. Nous déplorons une telle décision de sa part. Le différend entre Alpha Condé et moi est un problème mineur si on le compare avec les intérêts supérieurs de nos deux Etats. Le président Alpha peut avoir ses raisons que moi j’ignore. Ce que je pus vous assurer c’est que nos deux pays continueront d’être de bons voisins et bons amis’, dit le chef de l’Etat bissau-guinéen, réputé très proche de l’opposant Cellou Dalein Diallo.

Depuis l’arrivée d’Embaló au pouvoir à Bissau en début d’année, son pays est soupçonné par une certaine opinion d’héberger ”un camp d’entraînement” pour tenter de troubler l’ordre en Guinée.

Noumoukè S.

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