Emmanuel Macron ne touchera pas sa retraite de président de la République

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Il sera concerné par la retraite à points. Le chef de l’État français ne siégera pas non plus au Conseil constitutionnel, révèle « Le Parisien ».

C’est une mesure hautement symbolique. Alors que la France entre ce dimanche dans un 18e jour de grève contre la réforme des retraites, le chef de l’État annonce qu’il va renoncer à sa propre retraite de président de la République. Il sera le premier président de la République à y renoncer, révèle Le Parisien.

C’est un régime spécial parmi d’autres. Moins connu toutefois que ceux de la RATP ou de la SNCF. Grâce à l’article 19 de la loi du 3 avril 1955, les anciens présidents de la République bénéficient d’une retraite très avantageuse. Jusque-là, ses prédécesseurs se sont vus verser une somme équivalente au salaire d’un conseiller d’État : 6 220 euros brut par mois. Une somme qui n’est pas liée à des conditions d’âge, de durée de mandat ou de plafonds de revenus. Une somme qui peut aussi être cumulée avec d’autres revenus. Emmanuel Macron aurait pu en bénéficier dès la fin de son mandat en mai 2022. Mais il a choisi, par anticipation, d’y renoncer. « Il ne percevra pas cette retraite prévue à la fin de son mandat par la loi, car il estime que cette loi de circonstance a vocation à être normalisée. Il ne liquidera pas non plus cette somme lorsqu’il prendra sa retraite. Nous sommes dans une ère où les élus doivent être exemplaires », confie un de ses conseillers au Parisien.

Vers une disparition de régime spécial ?

Pour autant, Emmanuel Macron va bien cotiser durant ses années au sommet de l’État. Un nouveau mécanisme va donc être mis en place afin de faire entrer le président de la République dans le cadre du régime universel par points. Son successeur, en 2022 ou en 2027 dans le cas d’un second mandat, se retrouvera dans la même situation, à moins que décision soit prise de rétablir le régime spécial du président de la République.

Emmanuel Macron ne s’arrête toutefois pas là. Il a aussi annoncé qu’il ne siégerait pas au Conseil constitutionnel. Jusque-là, les anciens présidents de la République pouvaient y siéger de droit et bénéficier d’une indemnité de 13 500 euros. Comme François Hollande avant lui, il y renonce donc. Toutefois, la suppression de cet avantage, un temps inscrit dans son projet de réforme constitutionnelle, n’est pas encore annoncée. Rappel utile de l’Élysée auprès du Parisien, Emmanuel Macron étant né le 21 décembre 1977, il sera concerné par l’ensemble du nouveau régime universel.

Toutefois, selon l’Élysée, « il n’y a pas de volonté d’affichage », seulement « une volonté de cohérence » de la part d’Emmanuel Macron. La présidence rappelle qu’il avait démissionné de la haute fonction publique le jour même de sa déclaration de candidature à la présidentielle en novembre 2016.

Le Point

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