En Algérie, des dizaines d’incendies font au moins 65 morts parmi lesquels 28 soldats

Print Friendly, PDF & Email

Les autorités algériennes ont annoncé la mort de de dizaines de militaires et de civils dans des incendies qui font rage depuis ce lundi dans le nord du pays, notamment en Kabylie.

Au moins 65 personnes, parmi lesquelles 28 soldats, ont perdu la vie dans les incendies qui ravagent le nord de l’Algérie, notamment en Kabylie, ont indiqué mardi les autorités. Les feux, qui ont débuté lundi soir, ont tué 17 civil à Tizi-Ouzou et Sétif, selon un nouveau bilan fourni par l’agence officielle APS dans la soirée.

Mardi soir, le président Abdelmadjid Tebboune avait déploré sur Twitter la mort de 25 militaires qui tentaient d’éteindre les incendies, présentant ses condoléances aux familles des victimes. « C’est avec une grande tristesse que j’ai appris la mort en martyrs de 25 militaires après qu’ils aient réussi à secourir plus d’une centaine de citoyens des flammes, dans les montagnes de Bejaïa et Tizi-Ouzou », a écrit le chef de l’État algérien. La télévision publique a ensuite donné un bilan similaire.

Plus tôt, le ministère de la Défense nationale avait de son côté fait état de la perte de « dix-huit combattants » dans un communiqué, précisant que 13 autres militaires souffrent de brûlures à différents degrés. Leur intervention a « permis de sauver des flammes 110 citoyens : hommes, femmes et enfants », a ajouté le ministère.

« Origine criminelle »

Selon le Premier ministre Aïmène Benabderahmane, plus de 70 incendies ont éclaté dans 18 wilayas (préfectures) du nord du pays. Les villes de Bouira, Sétif, Khenchela, Guelma, Bejaïa, Bordj Bou Arreridj, Boumerdès, Tiaret, Medea, Tébessa, Blida et Skikda sont touchées, a indiqué sur Twitter la direction générale de la protection civile.

De son côté, le ministère de l’Intérieur a qualifié de « criminelle » l’origine des foyers. Le ministre Kamel Beldjoud s’est rendu accompagné d’une délégation ministérielle à Tizi Ouzou, l’une des villes les plus peuplées de la région. « Cinquante départs de feu en même temps, c’est impossible. Ces incendies sont d’origine criminelle », a affirmé Kamel Beldjoud. La radio publique algérienne a annoncé l’arrestation de trois « pyromanes » à Médéa. Un quatrième a été arrêté à Annaba, selon l’APS.

RFI

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.