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Revue de presse

En kiosque: L’Observateur No 843 du 06 Mars 2017 (+ 1 texte à la Une)

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Sidya Touré encore pour des soins à Paris : comment éviter la « guerre de succession » à l’UFR ?

A en croire des sources proches de l’UFR, le président du parti et Haut représentant du chef de l’Etat n’est pas actuellement au meilleur de sa forme. Revenu récemment d’un séjour à l’étranger (en réalité pour des soins), Sidya Touré a encore été obligé de repartir dans la capitale française pour se faire traiter contre les terribles maux de dos qui l’embêtent.
Evidemment, si sa vie n’est pas menacée par cette maladie, également liée à l’âge, ces récurrentes et prolongées absences du leader politique poussent certains prétendants à sa place à se faire des idées… D’où l’impérieuse nécessité de restructurer le parti avec des rôles et des prérogatives de sorte que la préséance soit reconfirmée et que l’harmonie règne entre les potentiels successeurs.
Baïdy Aribot, candidat de l’UFR en 2020 ?
Selon certains partisans du parti républicain, au moment de « diluer » son parti, l’AFAG, dans l’UFR, le député uninominal de Kaloum avait été désigné comme numéro 2 de l’UFR et intérimaire de Sidya Touré en cas d’absence ou d’empêchement. Ce qui fait dire à certains observateurs que le débat de préséance ne devrait pas exister au cas où le président de l’UFR déciderait de ne pas se présenter aux élections présidentielles à venir ou renoncer à la présidence du parti.
Mais, certains estiment que Baïdy Aribot, quoique très populaire et ayant des soutiens un peu partout, devrait s’annoncer le plutôt possible pour espérer occuper le plus important fauteuil de la République et hisser ainsi l’UFR au sommet de l’Etat.
Le rôle historique de Sidya Touré…
En Guinée, les grands leaders n’ont pas souvent de grands héritiers. Et, ce n’est pas forcément la faute aux vivants ! Accueilli à la tête de l’UFDG après son embrouille avec Siradiou Diallo sur la participation de l’UPR aux élections législatives de 2002, Elhadj Bâ Mamadou a rendu ce parti célèbre et très influent. Mais, rattrapé par la méchante vieillesse et ses corollaires de maladies récurrentes, le visionnaire politique a décidé de se trouver un bon successeur. Il aura tellement décidé de le faire à temps qu’il a eu la possibilité de tenir la main de Cellou Dalein Diallo pour faire le tour du monde, le présenter et même le défendre devant des soutiens hésitants d’Europe et des Etats Unis. « Si vous me faites confiance, engagez-vous derrière lui comme moi. Et, je suis sûr qu’il nous mènera vers l’objectif commun », disait, à peu de mots près, le fondateur de l’UNR. Deux ans après le décès de son président d’honneur, l’UFDG s’est imposée à la première place avec la presque moitié des électeurs (plus de 43 pour cent) au premier tour des élections présidentielles de 2010, sa toute première participation à une élection après ce changement de leader… On connaît la suite !
Mais, à part Bâ Mamadou, beaucoup d’autres de nos grands leaders n’ont pas jugé « important » de préparer un successeur. Ce qui s’est toujours ressenti sur leurs héritages…
Aujourd’hui, voir le PDG de Sékou Touré (qui a dirigé la Guinée du 02 octobre 1958 à sa mort, le 26 mars 1984) et le PUP de Lansana Conté (qui a dirigé la Guinée du 03 avril 1984 à sa mort, le 22 décembre 2008), sans aucun député à l’Assemblée nationale, aucun maire d’une commune (même rurale), aucun commissaire à la CENI devrait faire réfléchir non pas seulement leurs militants et responsables, mais tous les acteurs politiques de tous les bords qui ne souhaitent souvent pas voir la tête d’un probable successeur…
Prompt rétablissement à monsieur Sidya Touré et à tous les malades, bonne chance à l’UFR et aux autres partis.
L’Observateur

Une du 06 Mars

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