Entre le juge Wright et le procureur de Dixinn, qui sort gagnant ? (Siba Béavogui)

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La publication d’un audio incriminant le procureur de Dixinn a suscité une avalanche de réactions. De façon brève, l’empereur des poursuites près le TPI de Dixinn, si on s’en tient au contenu de l’audio, demande une faveur au juge de condamner un activiste pour faire plaisir au président déchu (Alpha Condé) tout en reconnaissant que le dossier est vide.

Pour enfoncer le clou, le téméraire juge est revenu à la charge ce mercredi sur les mêmes antennes (GG).

Sans détours, il a dénoncé les manoeuvres et menaces orchestrées par celui qui est aujourd’hui vilipendé pour avoir failli à son serment de n’obéir qu’à la LOI. 

Avec un peu de lucidité et loin de toute émotion, la publication de cet audio est une patate chaude dans les mains du juge Alphonse Charles Wright. C’est vrai que l’attitude du procureur est à condamner avec la dernière énergie. Car, de par sa légèreté professionnelle, des innocents ont été embastillés dans des conditions connues par tous. Mais où se situe l’effet boomerang dans cette rocambolesque affaire?

Primo : le juge Charles est encore jeune. Ce qui présage qu’il a du temps devant lui.

Après ce feuilleton, il n’aura pas la confiance de ses collègues qui préféreront confier leur langue au chat que de se confier à Charles. Sans doute, cela risque de créer une crise de confiance dans son environnement de travail. Ce qui est préjudiciable pour un magistrat plébiscité pour ses décisions courageuses. 

Deuxio : certains verront du populisme ou d’un règlement de compte dans sa démarche. Dans toute corporation, il y a des gaffes qui sont  gérées à l’interne, loin des regards. Si chacun se permettait de dévoiler tout ce qu’il a subi, qui allait recevoir les plaintes ?

En guise d’exemple, à Conakry certaines radios ne paient pas leurs travailleurs pendant que le patron s’offre une vie de luxe (Dandysme) devant ses minables journalistes. En sourdine, ça se discute entre confrères et on cloue on pilori ces patrons de presse. Mais en public, on sauve notre corporation en faisant comme si de rien n’était.

Tertio : Le juge Charles qu’on applaudit aujourd’hui n’est pas blanc comme neige. Il traine aussi des casseroles comme tout homme, surtout un juge à qui est confié, un rôle divin qui est de juger son prochain.Saviez-vous comment Charles a quitté le TPI de Macenta ? Allez savoir ! Je ne suis pour l’un ni pour l’autre !
Siba Guilavogui, Journaliste

1 Commentaire
  1. MANZO 3 semaines il y a
    Repondre

    Même si ce procureur est une pourriture, mais ce charles wright est de la pire espèce des malhonnêtes qui ne respectent pas leurs engagements.

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